Frappe iranienne sur Dimona : plus de 30 blessés dont un enfant en état grave
Un missile iranien a frappé ce samedi soir la ville de Dimona, dans le sud d'Israël, provoquant plus de 30 blessés dont un enfant de dix ans en état grave. La frappe, revendiquée par Téhéran comme une riposte à une attaque contre un site nucléaire iranien, a touché une zone urbaine proche d'une installation sensible liée à la recherche nucléaire israélienne.
Un bilan humain lourd et des images choc
Les secours israéliens du Magen David Adom ont pris en charge un garçon d'environ dix ans "dans un état grave" souffrant de blessures par éclats d'obus, ainsi qu'une femme d'une trentaine d'années blessée par des éclats de verre. Trente-et-une personnes légèrement blessées par des éclats et quatorze autres présentant des symptômes d'anxiété ont été évacuées vers l'hôpital.
La police a diffusé des images montrant un appartement frappé par l'impact, avec le mur de la cuisine éventré. Des vidéos en ligne révèlent des dégâts considérables sur des zones urbaines, notamment un immeuble à la façade largement détruite et des véhicules en feu.
Des tentatives d'interception infructueuses
L'armée israélienne a confirmé qu'il s'agissait d'un "impact direct de missile sur un bâtiment" et a indiqué que des tentatives d'interception avaient été menées avant l'impact sans succès. Les causes de l'impact feront l'objet d'un examen approfondi.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déclaré avoir pris connaissance de l'incident mais n'a reçu "aucune indication laissant supposer que le centre de recherche nucléaire du Néguev ait subi des dommages".
Le contexte nucléaire sensible de Dimona
La ville de Dimona abrite le Centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres, une installation à des fins de recherche qui, selon la presse étrangère, a été impliquée dans la production d'armes nucléaires. Israël maintient une politique d'"ambiguïté stratégique" concernant sa possession d'armes nucléaires.
L'Iran a revendiqué ce tir de missile, affirmant qu'il s'agissait d'une "réponse" à l'attaque "ennemie" contre le complexe de Natanz. Peu après, Israël a signalé un autre tir de missile en direction de la région d'Eilat, située à environ 200 kilomètres au sud de Dimona.
Cette escalade intervient dans un contexte régional déjà extrêmement tendu, avec des échanges de frappes qui risquent d'aggraver les tensions au Moyen-Orient. La proximité de l'impact avec une installation nucléaire israélienne soulève des questions supplémentaires sur la sécurité des sites sensibles dans la région.



