L'ex-ministre de la Défense ukrainien Fedorov lie son éviction à l'opposition à ses réformes
Fedorov lie son éviction à l'opposition à ses réformes

L'ancien ministre ukrainien de la Défense, Mykhailo Fedorov, a déclaré que son éviction du gouvernement en juillet 2026 était directement liée à la vive opposition suscitée par ses réformes au sein de l'appareil militaire et politique. Dans une interview accordée à un média ukrainien, il a affirmé que ses efforts pour moderniser l'armée et lutter contre la corruption avaient heurté des intérêts bien établis.

Des réformes ambitieuses mais controversées

Fedorov, qui a occupé le poste de ministre de la Défense de 2023 à 2026, a mis en œuvre un vaste programme de réformes visant à transformer l'armée ukrainienne en une force plus efficace et transparente. Parmi ses initiatives phares figuraient la numérisation des processus de passation des marchés, la réduction des effectifs administratifs et l'introduction de nouvelles technologies de combat. "Ces réformes étaient nécessaires pour gagner la guerre, mais elles ont dérangé beaucoup de gens qui profitaient de l'ancien système", a-t-il expliqué.

Une résistance interne croissante

Selon Fedorov, la résistance à ses réformes venait de plusieurs fronts : des hauts gradés militaires attachés aux pratiques traditionnelles, des fonctionnaires corrompus, et même certains politiciens qui craignaient de perdre leur influence. "J'ai reçu des menaces à plusieurs reprises. On m'a dit que si je continuais, je serais limogé. Et c'est ce qui est arrivé", a-t-il confié. Il a également évoqué des tentatives de sabotage de ses réformes, notamment des retards délibérés dans l'approbation des budgets et des campagnes de diffamation orchestrées contre lui.

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Les conséquences de son départ

Le limogeage de Fedorov a suscité des réactions contrastées. Certains experts estiment que son départ pourrait ralentir les réformes cruciales pour l'armée ukrainienne, alors que le pays continue de faire face à l'agression russe. D'autres, en revanche, affirment que son style trop brutal a créé des tensions inutiles. "C'est un revers pour la modernisation, mais le processus est engagé", a commenté un analyste. Fedorov, quant à lui, reste convaincu que ses réformes étaient justes : "Je suis fier de ce que nous avons accompli. L'histoire jugera."

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