Un accord historique annoncé par Donald Trump
Les négociations pour une paix durable à Gaza viennent de franchir un cap décisif. Jeudi, le président américain Donald Trump a affirmé sur son réseau Truth Social qu'un accord avait été conclu pour le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés dans la bande de Gaza. Selon lui, il s'agit d'une « étape monumentale vers une paix et une sécurité durables ». Cet accord s'inscrit dans la deuxième phase du plan de paix américain, entré en vigueur en octobre dernier.
Donald Trump a précisé que les forces israéliennes se retireraient de Gaza « à mesure que le désarmement s'achève ». Le président a également évoqué le rôle du Conseil de Paix, créé pour la reconstruction de Gaza, qui a conclu cet accord historique. Les États-Unis, médiateurs clés, voient dans cette avancée une opportunité de mettre fin à des années de conflit.
Confirmation du Hamas et détails de l'accord
Des sources au sein du Hamas ont confirmé qu'un accord avait été trouvé « concernant la question des armes » ainsi que sur un « retrait progressif » des forces israéliennes. Cette deuxième phase du cessez-le-feu prévoit également le déploiement d'une force internationale de stabilisation pour sécuriser la région.
Le Hamas a indiqué qu'il comptait sur les médiateurs – Égypte, États-Unis, Qatar et Turquie – ainsi que sur le Conseil de Paix pour garantir le respect des engagements pris par Israël. Une réunion doit se tenir prochainement au Caire, selon la chaîne égyptienne Al-Qahera News. La question du stockage et du contrôle des armes reste cruciale.
Le stockage des armes confié au NCAG
Un responsable du Hamas a déclaré que les armes devront être remises au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), l'entité chargée de gérer le territoire durant la période de transition. « Le Comité national sera la seule entité habilitée à détenir, stocker ou contrôler des armes à Gaza », a-t-il précisé. Basé en Égypte, le NCAG ne peut toutefois pas accéder à la bande de Gaza, selon les médias égyptiens et palestiniens.
Début juillet, le Hamas avait annoncé la dissolution du comité chargé des affaires civiles depuis 2007, transférant ces responsabilités au NCAG. Cette décision vise à faciliter la transition et à répondre aux exigences de la communauté internationale.
Des divergences politiques persistent
Plusieurs responsables européens et arabes plaident pour une solution politique impliquant les institutions palestiniennes existantes. Cependant, Israël refuse encore un retour du Hamas au pouvoir ou une prise de contrôle directe de Gaza par l'Autorité palestinienne. L'accord actuel ouvre une fenêtre de dialogue, mais les obstacles demeurent.
La communauté internationale observe avec attention les prochaines étapes, notamment le déploiement de la force de stabilisation et la mise en œuvre effective du désarmement. Le chemin vers une paix durable à Gaza reste semé d'embûches, mais cette annonce marque une avancée significative.



