Attaque de drones sur l'aéroport international de Koweït
Les autorités koweïtiennes ont annoncé samedi que l'aéroport international du pays a été la cible d'une attaque de drones, provoquant des dégâts matériels importants. Selon le porte-parole de l'aviation civile, cité par l'agence de presse officielle, aucune victime n'a été signalée, mais le système radar a subi des dommages conséquents. Cet incident survient dans un contexte régional déjà extrêmement tendu.
Frappes israéliennes sur des sites nucléaires iraniens
Vendredi, l'armée israélienne a mené des frappes ciblant deux installations nucléaires en Iran. Le réacteur nucléaire à eau lourde d'Arak, décrit comme un « site clé de production de plutonium destiné aux armes nucléaires », a été touché, ainsi que l'usine de traitement d'uranium d'Ardakan, toutes deux situées dans le centre du pays. L'Agence internationale de l'Énergie atomique a indiqué qu'aucune augmentation des niveaux de radiation n'a été détectée à l'extérieur de ces sites, tout en appelant à la retenue militaire.
Réactions et menaces de représailles
En réponse à ces attaques, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a promis vendredi soir que l'Iran ferait payer « un lourd prix » en représailles à ce qu'il qualifie de « crimes israéliens ». Ces déclarations interviennent après des frappes israéliennes sur des complexes sidérurgiques et nucléaires civils iraniens, alimentant les craintes d'une escalade incontrôlable dans la région.
Initiatives diplomatiques et contexte géopolitique
Les efforts diplomatiques se sont multipliés ces derniers jours pour tenter de mettre un terme à un conflit que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a décrit comme « hors de contrôle ». Donald Trump a présenté un plan de paix en 15 points à Téhéran et a repoussé au 6 avril son ultimatum concernant la libération du détroit d'Ormuz. Le président américain a affirmé jeudi soir que les négociations avec l'Iran se déroulent « très bien » et a temporairement renoncé à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes.
Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, a reconnu vendredi que le régime iranien n'avait pas encore répondu au plan de paix proposé par les États-Unis. Parallèlement, de nouvelles troupes américaines convergent vers la région, tandis qu'Israël poursuit son offensive terrestre contre le Hezbollah au Liban, illustrant la complexité et la volatilité de la situation au Moyen-Orient.



