Un drone russe a touché le bâtiment central des services de sécurité ukrainiens (SBU) à Kiev, dans le centre historique de la capitale, a annoncé le président Volodymyr Zelensky. L'engin visait directement le bureau du chef de l'agence, a-t-il précisé, promettant une « réponse significative » et, si possible, « en miroir ».
Une frappe ciblée sur le siège du SBU
L'attaque s'est produite ce vendredi 4 août dans la rue Volodymyrska, en face de la cathédrale Sainte-Sophie, un site emblématique de Kiev. Selon les médias ukrainiens, c'est précisément le bureau du chef du SBU, Oleksandr Poklad, qui a été visé. Ce dernier n'était pas présent au moment de l'impact.
« Malheureusement, un drone russe a touché le bâtiment central du SBU », a écrit Volodymyr Zelensky sur Telegram, confirmant que l'engin « visait directement le bureau du chef » de cette agence. Tous les services d'urgence sont déployés sur place, a-t-il ajouté.
Une riposte ordonnée par le président ukrainien
Dans une déclaration postée sur les réseaux sociaux, le président ukrainien a indiqué avoir demandé au patron du SBU « de répondre de manière adéquate, significative et, si possible, en miroir, pour cette attaque, une fois que tout sera prêt ». Cette déclaration intervient alors que l'Ukraine fait face à des frappes russes répétées sur ses infrastructures.
Le journaliste Yaroslav Trofimov a commenté sur X (anciennement Twitter) qu'un « jet-drone russe (essentiellement un missile de croisière) a volé dans le bureau du chef des services de renseignement ukrainiens SBU, Poklad, au cœur de Kiev ». Il a précisé que Poklad n'a pas été tué, mais que Zelensky a ordonné une « riposte en miroir chaque fois que possible ». Selon lui, le chef du FSB, Bortnikov, serait impliqué.
Impact et conséquences de l'attaque
Cette frappe intervient dans un contexte de guerre intense entre la Russie et l'Ukraine, où les attaques de drones sont devenues monnaie courante. Le SBU, principal service de sécurité ukrainien, est une cible stratégique pour Moscou, qui tente de déstabiliser les institutions du pays.
La promesse d'une riposte « en miroir » suggère que l'Ukraine pourrait répondre par des frappes similaires contre des cibles russes, notamment les bureaux des services de renseignement. Les autorités ukrainiennes n'ont pas encore communiqué sur d'éventuelles victimes ou dégâts matériels supplémentaires, mais la présence des services d'urgence sur les lieux indique une mobilisation immédiate.
Cette attaque, qui vise le cœur institutionnel de Kiev, marque une escalade dans les frappes russes contre les infrastructures de sécurité ukrainiennes. La réponse promise par Volodymyr Zelensky, qualifiée de « significative », pourrait se traduire par des actions militaires renforcées contre les cibles russes, dans les prochains jours.



