Un renforcement militaire américain face aux tensions avec l'Iran
Le président américain, Donald Trump, a annoncé, vendredi 13 février 2026, lors d'un discours à Fort Bragg en Caroline du Nord, qu'un deuxième porte-avions américain partirait très bientôt pour le Moyen-Orient. Cette décision intervient dans un contexte de menaces répétées envers l'Iran, avec des avertissements de conséquences traumatisantes en cas d'échec des négociations diplomatiques.
Des menaces militaires et des négociations fragiles
Donald Trump a brandi la possibilité d'une intervention militaire en réponse à la répression des manifestations en Iran début janvier, qui, selon des organisations de défense des droits humains, a fait des milliers de morts. Il a insisté sur la nécessité d'un accord, notamment sur le dossier nucléaire, en déclarant : Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant pour l'Iran. Les discussions entre les deux pays, reprises il y a une semaine à Oman, restent incertaines, avec Trump qualifiant celles du 6 février de très bonnes mais prévenant d'une phase deux très dure en l'absence d'accord.
Le déploiement naval et les réactions internationales
Après l'envoi en janvier du porte-avions Abraham-Lincoln et de navires d'escorte dans le Golfe, le Gerald-Ford sera déployé prochainement. La nature des cibles potentielles en cas d'intervention demeure floue. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a exprimé son scepticisme quant à la qualité d'un accord avec l'Iran lors d'une visite à la Maison Blanche, plaidant pour inclure les missiles balistiques et le soutien aux groupes armés régionaux dans les négociations.
Les défis nucléaires et les appels à la mobilisation
Rafael Grossi, secrétaire général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a indiqué qu'un accord sur les inspections du programme nucléaire iranien était possible mais terriblement difficile, l'Iran ayant refusé des inspections en novembre 2025. Parallèlement, Reza Pahlavi, fils exilé du dernier chah d'Iran, a appelé à des manifestations internationales contre le régime, exhortant les Iraniens à scander des slogans depuis leurs fenêtres.
La situation intérieure en Iran
Des vidéos vérifiées par l'AFP montrent des Iraniens criant des slogans contre le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, à la veille du 47e anniversaire de la Révolution islamique. Selon HRANA, au moins 7 005 personnes ont été tuées lors des protestations de janvier, et plus de 53 000 arrêtées. L'ONG Iran Human Rights rapporte que des centaines de personnes risquent la peine de mort pour leur participation aux manifestations.



