Des colons israéliens rêvent d'étendre la frontière jusqu'au Litani
Colons israéliens rêvent d'étendre la frontière au Liban

Depuis sa maison dans une colonie israélienne de Cisjordanie occupée, Anna Sloutskine suit avec attention les opérations israéliennes au Liban. Pour cette chercheuse en biologie de 37 ans, cofondatrice de l'organisation Uri Tzafon, ces actions ravivent le rêve d'étendre les frontières d'Israël jusqu'au fleuve Litani, à environ 30 km au nord de l'actuelle ligne de démarcation.

Un rêve qui prend forme

Malgré un cessez-le-feu, les soldats israéliens rasent des maisons et des infrastructures dans la zone tampon occupée au sud du Liban. Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, assure qu'Israël n'a « aucune visée territoriale » au Liban, mais Anna Sloutskine voit les choses autrement. « L'idée, c'est que la majeure partie de la population libanaise s'enfuie, que nous déplacions la frontière, ne laissions pas cette population revenir et que cela reste une partie de l'État d'Israël », explique-t-elle.

Une inspiration venue de Cisjordanie

Si la colonisation du Liban reste marginale, ses partisans sont convaincus de son avenir, à l'image de la Cisjordanie. L'expansion des colonies, illégale selon l'ONU, s'y est accélérée sous Benyamin Netanyahou. Pour Anna Sloutskine, cette colonisation est essentielle à la sécurité d'Israël. « Ce que fait actuellement l'armée israélienne, c'est la première étape : elle entre, conquiert et nettoie. Ensuite, nous ne devons pas nous retirer, mais nous installer », affirme-t-elle.

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