La Chine oppose son veto à l'acquisition de Manus par Meta
Le gouvernement chinois a officiellement bloqué l'acquisition de la start-up d'intelligence artificielle Manus par le géant américain Meta. Cette décision, annoncée ce lundi 27 avril 2026, s'inscrit dans un contexte de rivalité technologique croissante entre Pékin et Washington.
Manus, spécialisée dans les modèles de langage avancés, était convoitée par Meta pour renforcer ses capacités en IA. Cependant, les autorités chinoises ont estimé que cette transaction portait atteinte à la sécurité nationale et aux intérêts stratégiques du pays.
Une décision motivée par la souveraineté technologique
Selon un communiqué du ministère chinois du Commerce, l'acquisition aurait permis à Meta d'accéder à des technologies sensibles développées en Chine. Pékin craint que ces technologies ne soient utilisées pour renforcer la domination américaine dans le secteur de l'IA, au détriment de la compétitivité chinoise.
Ce blocage intervient alors que les États-Unis ont imposé des restrictions à l'exportation de puces et de technologies d'IA vers la Chine. La décision chinoise est perçue comme une riposte à ces mesures.
Les réactions des acteurs concernés
Meta a exprimé sa déception dans un communiqué, affirmant que cette acquisition aurait permis de développer des technologies bénéfiques pour l'ensemble de l'industrie. L'entreprise américaine étudie désormais les options juridiques possibles pour contester cette décision.
De son côté, Manus, basée à Shanghai, a indiqué qu'elle respecterait la décision des autorités. La start-up cherchera probablement des partenaires locaux pour poursuivre son développement.
Un nouveau chapitre dans la guerre technologique
Ce blocage illustre la fragmentation croissante du marché mondial de l'IA. Les experts estiment que cette décision pourrait accélérer la constitution d'écosystèmes technologiques distincts, avec d'un côté les États-Unis et leurs alliés, et de l'autre la Chine et ses partenaires.
L'Union européenne, qui tente de jouer un rôle de médiateur, a appelé à une désescalade des tensions. Bruxelles craint que cette rivalité n'entrave l'innovation et ne fragmente le marché numérique mondial.
En attendant, le secteur de l'IA reste sous haute tension, chaque camp cherchant à protéger ses avantages compétitifs. La décision chinoise pourrait inciter d'autres pays à renforcer leur contrôle sur les acquisitions étrangères dans les technologies critiques.



