Depuis la fin juillet, plusieurs femmes et mineures ont signalé des agressions sexuelles dans l’enclave espagnole de Ceuta. Selon le principal syndicat de police espagnol, le SUP, quinze agressions sexuelles de « gravité variable » ont été comptées entre le 30 juillet et le 18 août. La grande majorité des victimes sont des mineures.
Des violences sur fond d’arrivée massive de migrants
Ces violences surviennent après l’arrivée massive de plus de 70 000 migrants dans l’enclave. Des femmes, elles aussi venues d’ailleurs, disent être victimes de violences sexuelles. « C’est vraiment terrible… Beaucoup de garçons essaient d’agresser les filles tous les soirs, parfois juste quand elles vont aux toilettes. Ils les suivent », raconte une femme de 28 ans à Reuters, expliquant qu’il s’agit « d’Africains, d’Arabes ».
D’après le syndicat, la plupart des agressions présumées ont eu lieu sur les plages et dans des zones boisées fréquentées par les migrants. Des femmes ont installé un campement de fortune au bord d’une route boisée, non loin d’un centre d’accueil pour migrants.
Trois affaires confirmées par la justice
Dans un communiqué, les autorités judiciaires de l’enclave confirment avoir traité trois cas d’agressions sexuelles sur des migrantes et impliquant des migrants marocains. Deux sont des mineurs. L’une aurait été violée et contrainte à vendre de la drogue, l’autre aurait subi des attouchements.
La ministre espagnole de la Santé a confirmé que les services médicaux avaient pris en charge cinq femmes victimes de violences sexuelles. De son côté, le journal El Mundo avance dix agressions sexuelles commises, dont cinq viols, depuis l’arrivée des milliers de migrants. Selon elles, elles auraient été agressées par des inconnus croisés en ville.
Absence de réponse des ministères espagnols
Les ministères espagnols de l’Intérieur, des Migrations et de l’Égalité n’ont pas répondu aux questions de Reuters concernant les allégations de violences sexuelles et de menaces. Les autorités n’ont pas fourni de précisions supplémentaires sur les mesures envisagées pour protéger les femmes et les mineures dans l’enclave.



