Iker Casillas, légende du football espagnol, a connu tous les sommets et les abysses en Coupe du monde. Sacré champion du monde en 2010 avec la Roja, il a aussi vécu des désillusions cuisantes en 2002, 2006 et 2014. Il y a vingt-quatre ans, l'Espagne avait été éliminée à la surprise générale par la Corée du Sud, l'un des deux pays hôtes, en quarts de finale (0-0, 5-3 aux tirs au but).
Des accusations de complot
Dans un entretien accordé à L'Équipe, l'ancien gardien de but est revenu sur cette édition controversée. « Cette Coupe du monde a beaucoup marqué le monde du football, confie-t-il. Je crois qu'elle a sérieusement ébranlé les instances arbitrales et tout ce qui peut se passer en coulisses dans le choix des arbitres et leurs décisions. »
Casillas va plus loin en évoquant une « véritable conspiration contre les équipes européennes ». Il cite notamment l'Italie, éliminée par la Corée du Sud en huitièmes de finale, et le Portugal, battu par le même adversaire au premier tour. « Pour moi, il y a eu une véritable conspiration contre les équipes européennes. Enfin, appelez ça comme vous voulez, toujours est-il que je crois que l'image de la FIFA a été sérieusement écornée par ce Mondial. »
L'arbitre Byron Moreno au cœur des critiques
Les projecteurs s'étaient notamment braqués sur l'arbitre équatorien Byron Moreno, qui officiait lors du match entre la Corée du Sud et l'Italie. Ce dernier avait déclaré dans les colonnes du quotidien : « Le seul argent que j'ai reçu a été celui de la FIFA. 22 500 dollars, mon salaire en qualité d'arbitre central. » Une déclaration qui n'avait pas convaincu les Italiens, persuadés d'avoir été lésés par des décisions arbitrales favorables aux Sud-Coréens.
Ces accusations de complot ont alimenté de nombreuses polémiques et continuent de diviser les observateurs du football. Pour Casillas, cette Coupe du monde a laissé des traces durables sur l'intégrité de la compétition.



