Oman dénonce une attaque américano-israélienne sur l'Iran qui saborde les progrès nucléaires
Attaque sur l'Iran : Oman dénonce un sabotage des négociations nucléaires

Oman condamne fermement des frappes américano-israéliennes sur l'Iran en pleine avancée des pourparlers nucléaires

Le sultanat d'Oman, médiateur historique entre Washington et Téhéran, a vivement dénoncé ce samedi 28 février 2026 une attaque conjointe des États-Unis et d'Israël sur le territoire iranien. Cet événement survient de manière particulièrement inopportune, alors que les négociations sur le dossier nucléaire iranien, relancées au début du mois, commençaient à enregistrer des progrès substantiels et prometteurs.

Une médiation omanaise active brutalement interrompue

Le dernier round de pourparlers s'est tenu jeudi à Genève, sous l'égide d'Oman, avec la participation personnelle du ministre des affaires étrangères omanais, Badr Al-Boussaïdi. Ce diplomate expérimenté avait même affirmé, la veille de l'attaque, sur le plateau de la chaîne américaine CBS, qu'une percée significative avait été obtenue. Pour la première fois, la République islamique d'Iran aurait accepté de ne plus stocker d'uranium enrichi, une concession majeure rendant, selon lui, l'argument de l'enrichissement moins pertinent dans le débat sur une éventuelle bombe atomique.

« C'est quelque chose de complètement nouveau, qui rend vraiment l'argument de l'enrichissement moins pertinent », avait expliqué M. Al-Boussaïdi avec un optimisme mesuré. « Si vous ne pouvez pas stocker de matière enrichie, vous ne pouvez en aucun cas fabriquer une bombe », avait-il ajouté, en soulignant avec conviction qu'un accord de paix était à portée de main.

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La consternation et l'appel urgent du ministre omanais

Alors que les bombes commençaient à s'écraser sur le sol iranien samedi, Badr Al-Boussaïdi a pris la parole sur le réseau social X pour exprimer sa profonde consternation. « Je suis consterné. Des négociations actives et sérieuses ont une fois de plus été sapées », a-t-il déclaré, déplorant la dynamique positive brutalement interrompue. Dans un appel direct et pressant, il a exhorté les États-Unis à ne pas s'engager davantage dans ce conflit, affirmant avec fermeté : « Ce n'est pas votre guerre ».

Ce contexte diplomatique tendu rappelle la réunion préalable, le 10 février 2026, entre le secrétaire du Conseil national de sécurité iranien, Ali Larijani, et le ministre du bureau royal du sultanat d'Oman, Sultan Ben Mohammed Al-Noumani, à Mascate. Cette rencontre préparatoire illustrait les efforts continus d'Oman pour faciliter le dialogue et apaiser les tensions dans la région.

Les implications régionales et l'avenir incertain des négociations

L'attaque survient dans un climat déjà volatile, marqué par des répliques iraniennes en Israël et dans le Golfe après la mort d'Ali Khamenei, et des annonces de nouvelles frappes israéliennes sur des cibles militaires. Les conséquences de cet incident sont multiples :

  • Erosion de la confiance : La médiation omanaise, bâtie sur des années de diplomatie discrète, se trouve sérieusement compromise.
  • Risque d'escalade : La région du Moyen-Orient pourrait connaître une nouvelle phase de tensions accrues, avec des répercussions imprévisibles.
  • Blocage des pourparlers : Les avancées concrètes obtenues à Genève risquent d'être annulées, retardant encore la perspective d'un accord nucléaire durable.

La communauté internationale observe désormais avec inquiétude la capacité des parties à reprendre le dialogue dans un contexte aussi dégradé, où chaque action militaire peut anéantir des mois de efforts diplomatiques minutieux.

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