Alors qu'Emmanuel Macron et Giorgia Meloni se rencontrent ce jeudi 25 juin 2026 à Antibes pour le premier sommet franco-italien depuis la nomination de la présidente du conseil italien, l'opposition locale monte au créneau. Le groupe Réinventons Antibes Juan-les-Pins, mené par Adrien Nouet (La France Insoumise, Europe Écologie-Les Verts, NPA), a publié un communiqué virulent dénonçant une « ville paralysée [qui sert] de vitrine à la nouvelle représentante du fascisme italien ».
Un sommet sous haute tension
Le sommet, qui se déroule entre Antibes, Cannes et Le Cannet, réunit Emmanuel Macron et plusieurs ministres français avec Giorgia Meloni et son gouvernement. Les élus d'opposition estiment que cette rencontre est un affront pour les Antibois. « Les Antibois n'ont pas à subir les honneurs faits à l'extrême droite », écrivent-ils dans leur communiqué, relayé par Charlotte Gide de Nice-Matin.
Un déploiement sécuritaire contesté
Le groupe dénonce un « déploiement disproportionné » des forces de sécurité, qu'ils interprètent comme une preuve de la peur des dirigeants face à la contestation populaire. « Face à la contestation populaire, Macron et Meloni s'enferment dans un dispositif de sécurité hors-norme […]. Ce déploiement disproportionné prouve leur peur d'un peuple qui refuse leur politique martiale et de casse sociale », affirment-ils.
Ils ajoutent que « les Antiboises et les Antibois n'ont pas à voir leur ville paralysée pour servir de vitrine à la nouvelle représentante du fascisme italien ». La ville d'Antibes est effectivement partiellement bouclée pour l'occasion, avec des restrictions de circulation et un important dispositif policier.
Des thèmes absents selon l'opposition
Les élus de Réinventons Antibes Juan-les-Pins rejettent également les thèmes abordés lors de ce sommet. Ils dénoncent l'absence de questions sociales, écologiques, de droits humains « ou la situation au Moyen-Orient, où les tensions attisées depuis Washington et Tel-Aviv menacent la paix et l'économie mondiale ». Selon eux, le sommet se concentre sur des sujets qui ne répondent pas aux préoccupations des citoyens.
Le sommet franco-italien intervient dans un contexte politique tendu, tant en France qu'en Italie, avec des critiques récurrentes sur les politiques migratoires et économiques des deux gouvernements. La présence de Giorgia Meloni, issue d'un parti post-fasciste, cristallise les oppositions à Antibes, où la mémoire de la Seconde Guerre mondiale reste vive.



