La Cour suprême inflige un revers à Donald Trump sur les droits de douane
Le vendredi 20 février 2026, la Cour suprême des États-Unis a invalidé les droits de douane dits « réciproques » mis en place par l'ancien président Donald Trump. Cette décision, initialement perçue comme une bonne nouvelle pour les entreprises européennes, a rapidement été suivie d'une série de rebondissements qui ont plongé les acteurs économiques dans la confusion la plus totale.
Une réplique immédiate et surprenante de l'ancien président
Donald Trump a réagi au désaveu de la plus haute autorité judiciaire américaine, qui jugeait qu'il avait outrepassé ses pouvoirs, en annonçant l'imposition d'une nouvelle taxe sur toutes les marchandises entrant aux États-Unis, quelle que soit leur provenance. Cette mesure s'appuie sur le Trade Act, une base juridique alternative à celle utilisée précédemment en avril 2025 et critiquée par la Cour suprême.
L'article 122 du Trade Act autorise le gouvernement américain à instaurer des taxes douanières pour une durée de 150 jours, renouvelables avec l'accord du Congrès. Ce dispositif est appelé à entrer en vigueur dès le mardi 24 février 2026, créant une situation d'urgence pour les entreprises concernées.
Une escalade inquiétante pour les industriels européens
Le samedi 21 février, Donald Trump a annoncé qu'il porterait le taux de cette nouvelle taxe à 15%, soit le maximum autorisé par le Trade Act. Ce pourcentage correspond exactement au montant de la taxe précédemment en vigueur pour une grande partie des entreprises européennes, annulant ainsi de facto l'effet de la décision de la Cour suprême.
Alexandre Saubot, PDG de la société Haulotte et président de France Industrie, le lobby des industriels français, s'alarme de cette situation : « On entre dans une nouvelle phase d'incertitude, c'est forcément inquiétant pour nos entreprises qui doivent faire face à ces changements brutaux de réglementation douanière. »
Les implications économiques et juridiques de cette manœuvre
Cette décision de Donald Trump représente un contournement habile du verdict de la Cour suprême, utilisant une disposition légale différente pour atteindre des objectifs similaires en matière de politique commerciale. Les entreprises européennes, qui avaient brièvement cru à un allègement de la pression douanière, se retrouvent confrontées à un niveau de taxation identique, mais via un mécanisme juridique distinct.
La situation crée une incertitude majeure pour les acteurs économiques transatlantiques, qui doivent désormais anticiper les possibles évolutions de cette mesure et ses implications sur leurs chaînes d'approvisionnement et leurs coûts d'exploitation.



