Donald Trump a deux rôles : président, et alchimiste. À force de colères et de remontrances, il est parvenu à transformer encore davantage l'Otan en une "machine à cash", pour reprendre une expression du site américain Politico. Les membres de l'alliance, pressés par le président américain - il a plusieurs fois menacé de leur retirer son soutien si les alliés n'investissaient pas 5 % de leur PIB dans la défense à horizon 2035 -, se sont exécutés.
Des engagements record en un an
En un an, les pays membres se sont engagés à dépenser près de 120 milliards de dollars. Ce montant a été salué par Matthew Whitaker, l'ambassadeur américain à l'Otan, qui y voit un "bon début". La moitié de cette somme devrait être consacrée à l'achat de matériel américain, renforçant ainsi l'industrie de défense des États-Unis.
Une pression constante de la Maison-Blanche
Donald Trump n'a cessé de hausser le ton envers ses alliés, exigeant une augmentation significative de leurs budgets de défense. Sa menace de retirer le soutien américain a été un levier puissant pour obtenir ces nouvelles promesses de dépenses. L'objectif fixé de 5 % du PIB d'ici 2035 est jugé ambitieux, mais les premiers résultats sont là.
Des conséquences économiques et stratégiques
Ces engagements financiers massifs ont un double effet : ils renforcent la capacité militaire de l'Otan tout en profitant directement aux entreprises américaines. Selon des analystes, cette dynamique pourrait se poursuivre, même après le départ de Trump, car les alliés ont pris conscience de la nécessité de moderniser leurs arsenaux. Toutefois, certains pays européens s'inquiètent de cette dépendance accrue vis-à-vis des États-Unis.



