L'Iran n'a pu exporter « un seul baril de pétrole » durant le blocus américain imposé par Donald Trump en représailles au verrouillage du détroit d'Ormuz par la République islamique, selon le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Un blocus total de 50 à 60 jours
Dans une interview diffusée mardi soir à la télévision d'État, Ghalibaf a déclaré : « Durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole. » Cette période correspond au blocus imposé par les États-Unis après que l'Iran a tenté de verrouiller le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport du pétrole.
Levée du blocus et reprise des exportations
Depuis la levée du blocus, intervenue après la signature d'un protocole d'accord avec les États-Unis le 17 juin, la situation a radicalement changé. « Nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole », a affirmé Ghalibaf, soulignant l'impact immédiat de l'accord sur les capacités d'exportation de l'Iran.
Des émissaires américains à Doha
Parallèlement, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, hommes de confiance de Donald Trump, sont arrivés à Doha pour discuter avec des responsables qataris de l'Iran et de la situation au Liban, a déclaré mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari. Cependant, il a précisé : « À ma connaissance, aucune rencontre directe n'est programmée entre les deux parties (américaine et iranienne) dans les prochains jours. »
Des tensions persistantes malgré l'accord
Les pourparlers restent tendus entre l'Iran et les États-Unis pour élaborer un accord de paix durable. Si la signature du protocole d'accord le 17 juin a permis de réduire l'intensité du conflit, d'importantes tensions subsistent autour de la gestion du détroit d'Ormuz. L'Iran a annoncé l'envoi d'une délégation au Qatar cette semaine, mais exclut tout contact direct avec les responsables américains.



