Dans la nuit du 3 au 4 juillet 2026, l'Ukraine a lancé une attaque de grande envergure avec des dizaines de drones contre Saint-Pétersbourg, la deuxième plus grande ville de Russie. Selon le ministère russe de la Défense, au moins 36 drones ont été abattus au-dessus de la région de Leningrad, tandis que d'autres ont été interceptés dans les régions de Pskov et de Novgorod. L'attaque visait principalement des infrastructures énergétiques et militaires, selon des sources ukrainiennes.
Une escalade dans la guerre des drones
Cette opération marque une escalade significative dans la guerre des drones entre les deux pays. Saint-Pétersbourg, située à environ 1 000 kilomètres de la frontière ukrainienne, avait jusqu'à présent été épargnée par les frappes directes. L'armée ukrainienne a revendiqué la responsabilité de l'attaque, affirmant qu'elle visait à affaiblir la capacité logistique russe. "Nous continuerons à frapper les infrastructures qui soutiennent l'effort de guerre russe", a déclaré un porte-parole de l'armée ukrainienne.
Réactions russes et mesures de sécurité
Le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Alexandre Beglov, a confirmé que des débris de drones étaient tombés dans plusieurs quartiers de la ville, sans faire de victimes. "Les systèmes de défense aérienne ont fonctionné efficacement, mais nous restons en état d'alerte", a-t-il déclaré. Les autorités russes ont renforcé la sécurité autour des sites stratégiques, notamment les aéroports de Pulkovo et les installations portuaires. Selon des sources locales, au moins trois drones auraient touché des cibles au sol, provoquant des incendies rapidement maîtrisés.
Impact sur le conflit
Cette attaque intervient alors que les forces russes intensifient leurs offensives dans l'est de l'Ukraine, notamment dans la région de Donetsk. Les analystes estiment que Kiev cherche à démontrer sa capacité à frapper en profondeur sur le territoire russe, malgré les limitations de ses moyens. "L'Ukraine utilise des drones de fabrication nationale, comme le modèle 'Liutyi', qui ont une portée suffisante pour atteindre Saint-Pétersbourg", explique un expert militaire. L'incident a également relancé les débats en Russie sur l'efficacité de la défense aérienne face aux attaques de drones.
Conséquences diplomatiques
La Russie a convoqué l'ambassadeur ukrainien pour protester contre cette attaque, qu'elle qualifie d'"acte terroriste". De son côté, l'Ukraine a réitéré son droit à se défendre conformément au droit international. Les États-Unis et l'Union européenne n'ont pas commenté directement l'incident, mais ont réaffirmé leur soutien à l'Ukraine. Cette attaque pourrait compliquer les efforts de médiation en cours, notamment ceux menés par la Turquie et l'Arabie saoudite.



