Éthiopie : voter sous les tirs en Amhara aux élections générales
Éthiopie : voter sous les tirs en Amhara

Ce mercredi 27 mai, les Éthiopiens se rendent aux urnes pour des élections générales cruciales pour l'avenir du pays. Mais dans la région d'Amhara, le scrutin se déroule dans un climat de guerre. Les habitants doivent voter au milieu des tirs, entre les forces gouvernementales et les milices locales.

Un scrutin sous haute tension

Dans plusieurs villes de l'Amhara, les bureaux de vote ont ouvert avec retard en raison des affrontements. Les électeurs, souvent en file d'attente, sont exposés aux balles perdues. « Nous voulons voter pour la paix, mais comment faire quand on tire de tous les côtés ? », témoigne un habitant de Bahir Dar, la capitale régionale.

Les forces de sécurité en alerte

Les autorités ont déployé des renforts militaires pour sécuriser les opérations électorales. Malgré cela, des incidents ont été signalés : des bureaux de vote attaqués, des urnes volées, et des électeurs blessés. L'opposition dénonce des fraudes et des intimidations.

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Cette région, en proie à un conflit armé depuis plusieurs mois, est un enjeu majeur pour le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed. Les élections doivent permettre de consolider la démocratie, mais l'insécurité compromet leur légitimité.

Un espoir malgré tout

Malgré les risques, de nombreux Amhara tiennent à voter. « C'est notre devoir, nous devons montrer que nous voulons la paix », explique une femme voilée, qui a fait deux heures de route pour rejoindre son bureau de vote. Les observateurs internationaux, présents en nombre limité, peinent à superviser le scrutin dans ces conditions.

Le dépouillement commence dès la fermeture des bureaux, mais les résultats pourraient être contestés. L'avenir de l'Éthiopie se joue en partie dans ces urnes, sous le bruit des armes.

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