Entre 17 000 et 40 000 personnes sont rassemblées depuis vendredi sur un terrain militaire jugé « dangereux » près de Bourges pour un Teknival surveillé de près par les autorités. La free party se tient sans incident majeur, mais le site, un champ de tir de la direction générale de l’armement (DGA), présente des risques liés à la présence de munitions non explosées.
Un rassemblement sous haute surveillance
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez doit se rendre sur place dimanche en fin de matinée pour visiter le dispositif de secours. Quelque 600 gendarmes sont déployés sur 14 points de contrôle, accompagnés de 45 pompiers et 30 secouristes de la protection civile. Selon la préfecture du Cher, 17 000 personnes étaient encore présentes dimanche à 7 h 30, après un recomptage précis. Le collectif Tekno Anti Rep estime le nombre de festivaliers entre 35 000 et 40 000.
Des incidents et des interventions
Samedi soir, les forces de l’ordre et des démineurs de la DGA sont intervenus après la découverte d’un obus en bordure du site. Depuis le début de l’événement, 54 personnes ont été prises en charge par les secours. Les contrôles ont donné lieu à 250 verbalisations pour rassemblement illégal, 75 pour détention de stupéfiants, 150 infractions au code de la route, six pour conduite sous stupéfiants ou alcool, et huit pour détention d’armes. Quatre personnes ont été placées en garde à vue.
Un choix politique revendiqué
Selon le collectif Tekno Anti Rep, les organisateurs ont délibérément choisi ce champ de tir militaire proche de Bourges, ville natale du ministre de l’Intérieur, pour protester contre la politique répressive de l’État à l’égard des free parties et une proposition de loi très restrictive en cours d’examen au Parlement. Les autorités insistent sur le danger des munitions non explosées, et les organisateurs relayent des appels à la prudence via des pictogrammes interdisant le feu, le creusement ou le ramassage d’objets.



