Au moins 24 soldats tchadiens ont perdu la vie dans une attaque attribuée au groupe djihadiste Boko Haram contre une base militaire située dans la région du lac Tchad, ont annoncé les autorités locales ce mardi 5 mai 2026.
Une attaque meurtrière
L'assaut, survenu dans la nuit de lundi à mardi, a visé un poste avancé de l'armée tchadienne dans la zone de Kaïga Kindjiria, une île du lac Tchad. Les assaillants, arrivés à bord de plusieurs embarcations, ont ouvert le feu sur les soldats avant de se replier. Le bilan provisoire fait état de 24 morts et de plusieurs blessés, dont certains dans un état grave. L'armée tchadienne a annoncé avoir tué une dizaine d'assaillants lors des combats.
Une région sous tension
La région du lac Tchad, frontalière du Nigeria, du Niger et du Cameroun, est régulièrement le théâtre d'attaques de groupes djihadistes, notamment Boko Haram et l'État islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap). Depuis 2015, une force multinationale mixte, composée de troupes du Tchad, du Nigeria, du Niger, du Cameroun et du Bénin, tente de sécuriser la zone. Malgré ces efforts, les attaques se multiplient, ciblant aussi bien les militaires que les civils.
Réactions des autorités
Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a condamné cette attaque dans un communiqué officiel, qualifiant les assaillants de « terroristes lâches et barbares ». Il a également présenté ses condoléances aux familles des victimes et promis de renforcer les opérations militaires dans la région. Le gouvernement tchadien a décrété un deuil national de trois jours.
Cette attaque survient alors que le Tchad est engagé dans une transition politique depuis la mort de l'ancien président Idriss Déby Itno en avril 2021. Le pays fait face à de nombreux défis sécuritaires, économiques et humanitaires.



