Deux jours après des élections locales qui ont vu le recul de son parti, le Labour, et la progression du parti anti-immigration Reform UK, le Premier ministre britannique Keir Starmer assure que l'heure est à « l'écoute » des électeurs. 20 Minutes fait le point sur ce scrutin dont les résultats sont presque tous tombés ce samedi.
Les indépendantistes en tête en Écosse et au Pays de Galles
En Écosse, le Scottish National Party (SNP), fondé en 1934, est à nouveau arrivé en tête avec 58 sièges sur 129. Bien qu'il n'ait pas la majorité absolue, cette victoire devrait lui permettre de relancer la campagne pour l'indépendance de cette nation de 5,5 millions d'habitants. Le parti travailliste a perdu quatre sièges et termine au coude-à-coude avec Reform UK, avec 17 députés chacun.
Au Pays de Galles, le Plaid Cymru (« Parti du Pays de Galles » en gallois) a conquis 43 sièges sur 96, en deçà de la majorité absolue, détrônant les travaillistes qui régnaient depuis plus d'un siècle sur ce territoire d'environ 3,3 millions d'habitants.
C'est la première fois que des indépendantistes constituent la première force politique dans les deux hémicycles locaux. Ces Parlements disposent de larges prérogatives, de la santé au logement en passant par l'éducation, les transports, l'environnement ou certaines responsabilités fiscales.
Chaises musicales pour de nombreux partis
En Angleterre, où 5 000 sièges de conseillers locaux étaient notamment à pourvoir, les travaillistes ont également nettement reculé, gagnant 997 sièges mais en perdant 1 406. Le parti de Nigel Farage, Reform UK, ressort en tête avec 1 444 sièges remportés et prend le contrôle de 14 conseils locaux.
Le scrutin est aussi marqué par le recul des Conservateurs (773 élus), derrière le parti Libéral-démocrates (834), et par la progression des Verts, parti très à gauche dirigé par Zack Polanski (515 sièges).
Starmer n'envisage pas de démissionner
Malgré des résultats « douloureux » pour le Labour, le Premier ministre Keir Starmer compte bien rester à Downing Street malgré les appels à la démission jusque dans son propre camp. Dans une tribune au Guardian, il affirme qu'il définira « dans les jours qui viennent » la voie à suivre et « le travail que fera [son] gouvernement dans les prochains mois », alors que certains médias évoquent un possible remaniement.
Dans la foulée du scrutin, une vingtaine de députés Labour ont fait part de leurs doutes sur la capacité de Keir Starmer à mener le gouvernement travailliste. Il garde pour l'instant le soutien des ténors de l'exécutif, qui ont publié des messages de soutien dans la soirée.



