À Oakland, le football au service des réfugiés loin de la Coupe du monde
À Oakland, le football au service des réfugiés

Dans le quartier d'Oakland, en Californie, un programme innovant utilise le football comme outil thérapeutique et d'intégration pour les réfugiés. Loin de l'effervescence de la Coupe du monde, ces séances permettent aux participants de se libérer du stress lié à leur parcours migratoire.

Un refuge sur le terrain

Chaque semaine, des dizaines de réfugiés se rassemblent sur un terrain de football à Oakland. Pour beaucoup, ce moment est une échappatoire. « On peut se débarrasser de son stress ici », confie l'un des participants, originaire d'Afrique de l'Est. Le programme, lancé par une association locale, accueille des personnes venues de zones de conflit comme la Syrie, l'Afghanistan ou la République démocratique du Congo.

Selon les organisateurs, environ 150 réfugiés participent régulièrement aux activités. Le football devient un langage universel qui transcende les barrières linguistiques et culturelles. « Quand on joue, on oublie tout le reste », ajoute un autre participant.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Plus qu'un sport, un outil d'intégration

Le programme ne se limite pas au terrain. Il propose également des ateliers d'anglais, des conseils juridiques et un soutien psychologique. Les entraîneurs sont formés pour reconnaître les signes de traumatisme et adapter leur approche. « Le football est un vecteur puissant pour reconstruire la confiance en soi et créer des liens sociaux », explique le directeur du programme.

Les résultats sont encourageants : 80 % des participants déclarent se sentir moins isolés après trois mois de pratique. De plus, plusieurs ont trouvé un emploi grâce aux réseaux tissés lors des séances.

Un modèle qui inspire

Face au succès, d'autres villes californiennes envisagent de reproduire ce modèle. L'initiative d'Oakland montre que le sport peut jouer un rôle clé dans l'accueil des réfugiés, bien au-delà des compétitions internationales. « Ici, on ne parle pas de Coupe du monde, mais de reconstruction personnelle », conclut un bénévole.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale