La monarchie du Golfe s'impose comme une des voix régionales les plus fermes face à Téhéran. Un drone a frappé près d'un de ses sites nucléaires, dimanche, dans un inquiétant avertissement.
Une escalade sans précédent
Un bras de fer d'une nouvelle ampleur s'engage entre les deux rives du Golfe persique. Dimanche, un drone a provoqué un incendie sur un générateur électrique dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis. Le ministère des Affaires étrangères émirati, dans la foulée, dénonce une « escalade dangereuse ».
La ligne officielle des Émirats a souvent consisté à éviter une cassure totale avec Téhéran, les gratte-ciel de Dubaï, notamment, ont la réputation de recycler une partie des revenus pétroliers de l'Iran. Mais cette attaque marque un tournant.
Des menaces iraniennes en direct
Des flammes ravagent la ville de Dubaï. L'image, générée par intelligence artificielle, habille le plateau d'Ofogh TV, ce samedi 16 mai. À l'écran de cette chaîne d'État iranienne, le présentateur Hossein Hosseini apprend à manier une kalachnikov. L'homme épaule l'arme. Il tire. Sa cible, devant lui, est un drapeau des Émirats arabes unis.
Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues, où les Émirats s'imposent comme une voix régionale ferme face à l'Iran, défiant ouvertement Téhéran sur la scène diplomatique et sécuritaire.



