Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, est arrivé ce lundi 18 mai 2026 à Alger pour une visite officielle de deux jours. Cette visite s'inscrit dans le cadre d'une volonté affichée des deux pays d'apaiser leurs relations, mises à mal ces dernières années par des contentieux mémoriels et diplomatiques.
Un contexte de tensions apaisées
Depuis l'élection du président français en 2022, les relations entre Paris et Alger ont connu des hauts et des bas. La question de la mémoire coloniale, les visas ou encore les dossiers économiques ont souvent été sources de frictions. Cependant, les récentes rencontres au plus haut niveau laissent entrevoir une possible détente. La visite de Gérald Darmanin, premier membre du gouvernement français à se rendre en Algérie depuis plusieurs mois, est perçue comme un signe fort.
Les objectifs de la visite
Selon le ministère de la Justice, les discussions porteront principalement sur la coopération judiciaire, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Il est également question de faciliter l'entraide judiciaire entre les deux pays. Par ailleurs, des sujets plus sensibles, comme la situation des droits de l'homme ou le sort des ressortissants algériens en France, pourraient être abordés.
- Renforcement de la coopération antiterroriste
- Amélioration de l'entraide judiciaire
- Échanges sur les questions mémorielles
Un message d'apaisement
Dans une déclaration à son arrivée, Gérald Darmanin a souligné la volonté de la France de « tourner la page des malentendus » et de construire une relation « apaisée et constructive » avec l'Algérie. Il a également rendu hommage aux Algériens morts pour la France lors des deux guerres mondiales. Cette visite intervient alors que les deux pays cherchent à relancer leur partenariat économique, notamment dans les domaines de l'énergie et des infrastructures.
Les réactions en Algérie
La presse algérienne a plutôt bien accueilli cette visite, y voyant un signe de normalisation. Cependant, certains observateurs restent prudents, estimant que des gestes concrets sont attendus, notamment sur la question de la reconnaissance des crimes coloniaux. Le président algérien n'a pas encore commenté cette visite, mais des sources proches du gouvernement indiquent que les discussions se déroulent dans un climat constructif.
Cette visite pourrait ouvrir la voie à un déplacement du président français à Alger dans les prochains mois, ce qui constituerait une étape majeure dans le rapprochement entre les deux nations.



