Depuis plusieurs semaines, l'armée israélienne a intensifié ses opérations militaires dans la bande de Gaza, ciblant désormais systématiquement les forces de police locales. Selon des sources palestiniennes, au moins 150 policiers ont été tués dans des frappes aériennes ces deux derniers mois. L'armée israélienne justifie ces attaques en accusant la police d'être une composante du Hamas, l'organisation islamiste qui contrôle le territoire depuis 2007.
Des infrastructures policières dévastées
Les frappes israéliennes ont visé des postes de police, des commissariats et même des véhicules de patrouille. À Gaza-ville, le siège de la police centrale a été entièrement détruit. Les forces de l'ordre locales, déjà affaiblies par le blocus, peinent à assurer la sécurité des civils. Les rues sont devenues le théâtre d'affrontements quotidiens, et les pillages se multiplient dans les zones les plus touchées.
Conséquences humanitaires graves
La destruction des forces de police aggrave la crise humanitaire. Sans maintien de l'ordre, la distribution de l'aide humanitaire est compromise. Les convois du Programme alimentaire mondial ont été attaqués à plusieurs reprises. Les hôpitaux, déjà submergés par les blessés, sont également victimes de vols. La population civile, prise au piège, vit dans la peur constante.
Les organisations internationales condamnent ces frappes. L'ONU a appelé à une enquête indépendante sur les ciblages de policiers, estimant qu'ils pourraient constituer des crimes de guerre. Israël rejette ces accusations, affirmant que la police de Gaza est une branche du Hamas et que ses membres participent activement aux hostilités.
Réactions internationales
Les États-Unis, alliés d'Israël, ont exprimé leur préoccupation tout en réaffirmant le droit d'Israël à se défendre. L'Union européenne a demandé une désescalade immédiate et le respect du droit international humanitaire. La Ligue arabe a dénoncé une « punition collective » contre le peuple palestinien.
Sur le terrain, la situation reste explosive. Les frappes continuent, et les forces de police, décimées, ne peuvent plus remplir leur mission. Le vide sécuritaire profite aux groupes armés, qui étendent leur emprise. La population civile, elle, attend une solution politique qui semble plus lointaine que jamais.



