De retour d'un déplacement à Alger, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est dit ce jeudi « très rassuré » par la manière dont Christophe Gleizes, ressortissant français emprisonné en Algérie, est traité. Ce Français, arrêté en mars dernier, est soupçonné d'atteinte à la sûreté de l'État algérien.
Une visite diplomatique
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, où il a rencontré les autorités locales ainsi que des représentants de la communauté française. Au cours de cette visite, il a notamment échangé avec Christophe Gleizes, un Français détenu dans une prison d'Alger. Le ministre a déclaré : « J'ai pu le voir, il m'a paru en bonne santé, ses conditions de détention sont satisfaisantes. »
Un dossier sensible
Christophe Gleizes, âgé de 51 ans, est derrière les barreaux depuis le 15 mars dernier. Il est accusé par les autorités algériennes d'« intelligence avec des puissances étrangères » et d'« atteinte à la sécurité de l'État ». Sa famille et ses avocats dénoncent une arrestation arbitraire et réclament sa libération. La France suit ce dossier de près, et le ministre de l'Intérieur a tenu à se rendre sur place pour évaluer la situation.
Réactions
Les proches de Christophe Gleizes se disent soulagés des déclarations du ministre, mais restent prudents. « C'est une première étape positive, mais nous attendons des actes concrets pour sa libération », a confié son épouse. De son côté, l'Algérie affirme que l'enquête suit son cours et que les droits du détenu sont respectés.
Cette visite intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre Paris et Alger, marqué par des divergences sur plusieurs dossiers, dont la mémoire de la colonisation et les questions migratoires. Néanmoins, les deux pays semblent vouloir maintenir un dialogue constructif.



