Neuf équipes africaines sont déjà qualifiées pour la Coupe du monde 2026, un record historique qui suscite l'enthousiasme de l'ancien gardien camerounais Joseph-Antoine Bell. Interrogé par l'AFP, il a déclaré : « C'est remarquable. Cela montre la progression du football africain, même s'il reste des défis à relever. »
Un quota élargi à dix places
Pour la première fois, la Confédération africaine de football (CAF) dispose de dix places fermes pour le Mondial, contre cinq en 2022. Les qualifications ont permis à neuf nations de décrocher leur billet : le Maroc, le Sénégal, le Ghana, le Cameroun, le Nigeria, l'Égypte, la Tunisie, l'Algérie et la Côte d'Ivoire. La dixième place sera attribuée via un barrage intercontinental, où la République démocratique du Congo (RDC) affrontera une équipe d'une autre confédération.
Une performance historique
Ce total de neuf qualifiés dépasse le précédent record de cinq équipes africaines présentes en 2022 (Cameroun, Ghana, Maroc, Sénégal, Tunisie). Joseph-Antoine Bell, qui a participé à la Coupe du monde 1990 avec le Cameroun, a souligné le travail accompli : « Il y a une génération de joueurs talentueux, mais aussi des entraîneurs compétents et des fédérations qui investissent mieux. » Selon lui, la progression est notable, mais il reste des disparités : « Certaines équipes comme le Maroc, demi-finaliste en 2022, montrent la voie, mais d'autres doivent encore améliorer leur organisation. »
Le dernier ticket en jeu
La RDC tentera de décrocher la dixième place lors des barrages intercontinentaux prévus en mars 2026. Son adversaire sera déterminé par tirage au sort parmi les représentants de l'Asie, de l'Océanie ou de l'Amérique du Sud. Si la RDC se qualifie, l'Afrique compterait pour la première fois dix représentants au Mondial, une étape majeure pour le football du continent.
Un impact sur le développement du football africain
Cette qualification record a des retombées positives, selon les observateurs. Outre la visibilité accrue, elle permet aux fédérations de bénéficier de primes de la FIFA, estimées à plusieurs millions de dollars par équipe qualifiée. Joseph-Antoine Bell a insisté sur l'importance de ces fonds : « L'argent doit servir à développer les infrastructures, la formation des jeunes et le championnat local. » Il a également appelé à une meilleure gestion : « Il ne faut pas que ces succès soient éphémères. Il faut capitaliser pour l'avenir. »



