Une visite ministérielle stratégique au Groenland
Lors de son déplacement au Groenland, lundi, le ministre français du Commerce extérieur, Nicolas Forissier, emmènera dans ses valises une délégation d’entreprises ainsi que des représentants des organismes publics Business France, l’opérateur qui assiste les entreprises françaises à l’exportation, et Atout France, une autre agence publique qui œuvre en faveur du développement touristique.
La question des métaux et des minerais critiques, essentiels à la transition énergétique, sera « au cœur » de ce déplacement, a expliqué le cabinet du ministre lors d’un échange avec la presse ce vendredi.
Les entreprises SAFT (TotalEnergies) et Eutelsat, un opérateur de communication par satellite choisie en octobre par l’opérateur national Tusass pour renforcer son réseau, seront notamment du voyage.
Mieux appréhender le potentiel minier groenlandais
Sur place, le ministre doit signer une déclaration d’intention visant à renforcer la coopération économique entre la France et le Groenland. Le document soutiendra le développement de projets communs, notamment d’activités minières durables, la réalisation d’une meilleure cartographie des ressources du sous-sol, ou encore le renforcement de la coopération dans la recherche, a détaillé le cabinet du ministre.
Le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) sera chargé de réaliser une cartographie géo satellitaire du territoire afin de « permettre au Groenland de mieux appréhender son potentiel minier ». Le projet est financé intégralement par la France, a précisé le cabinet, sans en dévoiler le montant.
Un contexte géopolitique tendu
Cette visite intervient alors que les menaces d’annexion de ce territoire danois par Donald Trump se sont multipliées ces derniers mois. Des négociations sont en cours concernant l’ouverture de nouvelles bases militaires américaines sur place selon des médias, mais aucun accord n’a été trouvé pour le moment.
La décision française d’ouvrir un consulat à Nuuk, la capitale de ce territoire, avait été annoncée le 15 juin lors d’une visite du président Emmanuel Macron dans la capitale groenlandaise. Le président de la République était venu exprimer la « solidarité européenne » pour l’île, critiquant déjà les velléités de Donald Trump de l’annexer.



