L'Unicef a publié un rapport alarmant ce mardi 12 mai 2026, révélant qu'en Cisjordanie occupée, un enfant palestinien est tué en moyenne chaque semaine depuis janvier 2025. Cette statistique tragique souligne une escalade de la violence dans la région, qui touche de manière disproportionnée les plus jeunes.
Des chiffres qui interpellent
Selon les données de l'agence onusienne, au moins 70 enfants palestiniens ont perdu la vie en Cisjordanie entre janvier 2025 et avril 2026. Cela représente une moyenne d'un enfant tué par semaine. Ce chiffre marque une augmentation significative par rapport aux années précédentes, où la moyenne était d'environ un enfant par mois.
L'Unicef précise que ces décès sont principalement dus à des tirs de l'armée israélienne, mais aussi à des violences perpétrées par des colons israéliens. Les enfants sont souvent victimes de tirs lors de manifestations, de raids militaires ou d'incidents quotidiens.
Réactions internationales
La communauté internationale a réagi avec inquiétude. Le secrétaire général de l'ONU a appelé à une enquête indépendante sur ces décès et à la protection des enfants. De son côté, l'Union européenne a condamné la violence et demandé à Israël de respecter le droit international humanitaire.
Israël, pour sa part, a rejeté les accusations, affirmant que ses forces agissent en légitime défense face à des menaces sécuritaires. L'armée israélienne a déclaré qu'elle enquêtait sur chaque incident impliquant des enfants.
Des conséquences psychologiques dévastatrices
Outre les pertes humaines, l'Unicef met en garde contre l'impact psychologique sur les enfants palestiniens. Des milliers d'entre eux souffrent de stress post-traumatique, d'anxiété et de dépression en raison de l'exposition constante à la violence.
L'agence appelle à un cessez-le-feu immédiat et à la reprise des négociations de paix pour mettre fin à ce cycle de violence qui touche les plus vulnérables.



