Un éboulement survenu dans une mine d'or artisanale en République centrafricaine a causé la mort de plusieurs dizaines de personnes, d'après un premier bilan communiqué par les autorités locales. L'accident s'est produit dans la localité de Ndassima, une zone riche en gisements aurifères située dans le centre du pays, a indiqué une source administrative sous couvert d'anonymat.
Un bilan provisoire lourd
Le drame s'est déroulé dans la matinée du mercredi 19 août 2026. Selon les premières informations recueillies par l'Agence France-Presse (AFP), l'éboulement a enseveli plusieurs dizaines de mineurs qui travaillaient dans des galeries artisanales. Les opérations de secours, menées par les équipes locales avec des moyens rudimentaires, ont permis de dégager plusieurs corps sans vie. Le nombre exact de victimes n'a pas encore été officiellement communiqué, mais les témoignages évoquent au moins une trentaine de morts, a précisé une source humanitaire jointe sur place.
Les conditions de travail en cause
Les mines artisanales en Centrafrique sont souvent le théâtre d'accidents mortels en raison de l'absence de normes de sécurité et de l'utilisation de techniques rudimentaires. Les mineurs travaillent dans des galeries non étayées, creusées à la hâte, sans équipement de protection. L'éboulement de Ndassima illustre une nouvelle fois les risques encourus par les milliers d'orpailleurs qui exploitent illégalement ces gisements, souvent sans aucun encadrement étatique. Le gouvernement centrafricain a promis une enquête pour déterminer les causes exactes de la catastrophe.
Un secteur minier sous tension
La République centrafricaine possède d'importantes ressources minières, notamment de l'or, du diamant et de l'uranium, mais l'exploitation artisanale, qui emploie des centaines de milliers de personnes, échappe largement au contrôle de l'État. Les accidents y sont fréquents, mais rarement documentés. En 2023, un éboulement similaire dans une mine d'or de la région de Bambari avait fait une vingtaine de morts. Les autorités locales peinent à réguler ce secteur, miné par la corruption et l'absence de moyens. L'éboulement de Ndassima relance le débat sur la nécessité de sécuriser ces sites et de protéger les travailleurs, souvent des jeunes sans autre perspective économique.



