Au moins cent personnes ont perdu la vie dans un éboulement survenu dans une mine d'or artisanale en Centrafrique, a-t-on appris auprès des autorités locales. Le drame s'est produit dans la localité de Ndélé, dans le nord du pays, une zone riche en gisements aurifères mais où l'exploitation minière est souvent informelle et dangereuse.
Un bilan provisoire encore lourd
Selon un porte-parole du gouvernement centrafricain, le bilan provisoire fait état d'au moins 100 morts. Les opérations de secours se poursuivent pour tenter de retrouver d'éventuels survivants sous les décombres. « Les équipes de secours sont sur place et travaillent sans relâche », a-t-il déclaré.
L'éboulement s'est produit alors que des dizaines de mineurs travaillaient dans des conditions précaires, sans équipement de sécurité adéquat. Les mines artisanales en Centrafrique sont souvent des trous creusés à la main, sans soutènement, ce qui les rend extrêmement vulnérables aux effondrements.
Un secteur minier marqué par l'informalité
L'exploitation minière artisanale est une activité économique majeure en Centrafrique, employant des milliers de personnes, mais elle est également marquée par l'absence de régulation et de contrôle. Les accidents mortels y sont fréquents, mais rarement documentés avec précision.
Ce drame est l'un des plus meurtriers de ces dernières années dans le secteur minier artisanal du pays. En 2023, un précédent éboulement avait déjà fait une trentaine de morts dans la même région.
Les autorités promettent une enquête
Le gouvernement centrafricain a annoncé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les causes exactes de l'éboulement et identifier d'éventuelles responsabilités. « Nous ferons toute la lumière sur ce drame et prendrons les mesures nécessaires pour éviter qu'une telle tragédie ne se reproduise », a assuré le porte-parole.
Les organisations de la société civile appellent à une meilleure régulation du secteur minier artisanal et à des mesures de sécurité renforcées pour protéger les travailleurs. L'éboulement de Ndélé relance le débat sur les conditions de travail dans les mines d'or en Centrafrique, où l'absence de contrôle étatique favorise les accidents.



