Sebastian Beccacece, le sélectionneur de l'Équateur, a marqué les esprits lors de la victoire de son équipe contre l'Allemagne au Mondial 2026. Sa célébration extatique, où il s'est précipité en tribune pour embrasser sa femme, a fait le tour des réseaux sociaux. « C'était pour la remercier parce qu'elle était avec moi dans les hauts et dans les bas de ma carrière », a-t-il expliqué. Cette qualification en huitièmes de finale représente une revanche éclatante pour ce technicien argentin de 45 ans, qui était devenu « ennemi public numéro 1 » après la défaite contre la Côte d'Ivoire.
Un disciple de Bielsa enfin libéré
Ancien adjoint de Jorge Sampaoli pendant plus de dix ans, Beccacece a vécu les succès du Chili (Copa América 2015) mais aussi l'échec retentissant de l'Argentine en 2018. Disciple de Marcelo Bielsa - il arbore même un tatouage du maître argentin dans le dos - il n'avait jamais vraiment convaincu en solo, notamment lors de son passage raté à Elche.
Aujourd'hui, l'Équateur bénéficie d'une génération dorée avec Caicedo, Valencia ou encore les défenseurs Pacho et Hincapié. Le style intense et physique cher à Bielsa porte ses fruits. Cette qualification pourrait enfin lancer la carrière solo de Beccacece, preuve que tout peut basculer en quelques matches dans le football international.
Une célébration qui a fait le tour du monde
La scène s'est déroulée juste après le coup de sifflet final. Beccacece, visiblement ému, a couru vers les tribunes pour embrasser sa femme, sous les yeux des caméras du monde entier. Cette image a été largement partagée sur les réseaux sociaux, devenant virale en quelques heures. Pour le sélectionneur, ce geste était un remerciement à son épouse, qui l'a soutenu tout au long de sa carrière, dans les moments difficiles comme dans les succès.
Cette qualification est d'autant plus significative que Beccacece était sous pression après la défaite initiale contre la Côte d'Ivoire. Les critiques étaient vives, certains médias le qualifiant même d'« ennemi public numéro 1 ». Mais le technicien argentin a su redresser la barre, menant son équipe à une victoire cruciale contre l'Allemagne, l'un des favoris du tournoi.
Une génération dorée pour l'Équateur
L'Équateur peut compter sur une génération de joueurs talentueux, menée par Moisés Caicedo, Enner Valencia, ainsi que les défenseurs Willian Pacho et Piero Hincapié. Ces joueurs évoluent dans les plus grands championnats européens et apportent une expérience précieuse à l'équipe nationale. Le style de jeu intense et physique, hérité de la philosophie de Bielsa, semble parfaitement adapté à cette génération, qui excelle dans le pressing et la transition rapide.
Cette qualification en huitièmes de finale est une première pour l'Équateur depuis 2006. Elle pourrait marquer le début d'une nouvelle ère pour le football équatorien, sous la houlette d'un sélectionneur qui a su trouver sa voie après des années d'ombre.



