Les élections législatives anticipées en Algérie, qui se déroulent ce samedi 3 juillet, s'orientent vers un taux de participation historiquement bas. Selon les premières estimations relayées par les médias locaux, à 17 heures, le taux de participation n'atteignait que 22,9 %, un niveau inférieur à celui des précédents scrutins.
Un appel au boycott massif
Ce faible engouement s'explique en grande partie par l'appel au boycott lancé par le mouvement populaire Hirak, qui conteste la légitimité du pouvoir en place. Depuis plusieurs semaines, les activistes appellent à ne pas voter, dénonçant des élections qui ne feront que "reproduire le système" en place. Selon un rapport de l'ONG Alkarama, cité par plusieurs médias, "le taux de participation pourrait être le plus bas de l'histoire de l'Algérie indépendante".
Un scrutin sous haute surveillance
Les autorités algériennes ont déployé un important dispositif sécuritaire pour encadrer le scrutin, avec plus de 50 000 policiers mobilisés. Cependant, cela n'a pas suffi à rassurer les électeurs, ni à les inciter à se déplacer. Dans la capitale Alger, de nombreux bureaux de vote étaient quasi vides en milieu de journée, comme l'ont constaté les journalistes sur place.
Les conséquences politiques
Ce taux de participation historiquement bas constitue un désaveu pour le président Abdelmadjid Tebboune, qui avait convoqué ces élections anticipées dans l'espoir de légitimer son pouvoir. Selon le politologue algérien Mohamed Hennad, interrogé par France 24, "ce boycott massif remet en cause la représentativité de la future Assemblée nationale". Les résultats officiels sont attendus dans les prochains jours.



