Washington mène depuis plusieurs mois une campagne de frappes dans le Pacifique et les Caraïbes contre des navires présentés comme participant à des activités de trafic de drogue alimentant les États-Unis. Cette campagne contestée a déjà fait 192 morts, selon un bilan actualisé vendredi soir.
Une nouvelle frappe meurtrière
Une frappe américaine a tué deux hommes à bord d’un navire qui se livrait, selon l’armée américaine, « à des opérations de trafic de drogue » dans l’est du Pacifique. L’embarcation visée « empruntait des routes connues du trafic de drogue dans les Caraïbes et se livrait à des opérations de trafic de stupéfiants », a écrit sur X le commandement militaire américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Southcom).
Cette dernière frappe porte le bilan de cette campagne antidrogue contestée à 192 morts. Le Commandement Sud des États-Unis a indiqué qu’une personne avait survécu à la frappe, sans préciser son état.
Des opérations régulières
Plus tôt dans la semaine, le Southcom avait annoncé, dans deux publications similaires sur X, la mort de cinq hommes présentés comme des narcotrafiquants, dans des frappes dans l’est du Pacifique. Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à interrompre les flux de drogue vers les États-Unis.
Des accusations d’exécutions extrajudiciaires
L’administration de Donald Trump n’a jamais fourni de preuve solide permettant d’affirmer que les navires visés étaient effectivement impliqués dans des trafics. Des experts et des responsables de l’ONU ont dénoncé des exécutions extrajudiciaires, remettant en cause la légalité de ces frappes.
Cette campagne soulève des questions sur le respect du droit international et des droits humains, alors que les autorités américaines justifient ces actions par la nécessité de lutter contre le narcotrafic.



