ZFE : une analyse de l'Insee confirme leur effet sur la qualité de l'air
ZFE : l'Insee confirme leur effet sur la qualité de l'air

Les zones à faibles émissions (ZFE), souvent critiquées, contribuent bien à la réduction de la pollution de l'air. C'est la conclusion d'une analyse de l'Insee publiée le 27 août 2026, qui s'appuie sur des données mesurées dans les agglomérations concernées.

Une baisse mesurée des particules fines

L'étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) montre que la mise en place des ZFE a entraîné une diminution significative des concentrations de particules fines PM2,5 dans l'air. Selon les calculs des chercheurs, cette baisse atteint en moyenne 4 % dans les zones concernées, un chiffre qui vient conforter l'efficacité de ces dispositifs.

Les ZFE, qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants, avaient été vivement critiquées par certains élus et associations d'automobilistes, qui y voyaient une contrainte injuste pour les habitants. L'analyse de l'Insee apporte un éclairage chiffré sur leurs effets réels, en se basant sur des données de qualité de l'air relevées avant et après leur mise en place.

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Une méthodologie rigoureuse pour isoler l'impact des ZFE

Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs de l'étude ont comparé l'évolution de la pollution dans les agglomérations ayant instauré une ZFE avec celle de zones comparables n'en ayant pas. Cette méthode dite des « doubles différences » permet d'isoler l'effet propre des ZFE, en neutralisant les tendances générales de baisse de la pollution observées sur l'ensemble du territoire.

Les résultats montrent que la baisse de 4 % des PM2,5 est bien attribuable aux ZFE, et non à d'autres facteurs comme les conditions météorologiques ou les progrès technologiques des véhicules. L'Insee précise que cet effet est plus marqué dans les agglomérations où les restrictions sont les plus strictes, notamment celles qui interdisent les véhicules Crit'Air 3 et au-delà.

Un outil parmi d'autres pour améliorer la qualité de l'air

Cette analyse intervient alors que le gouvernement envisage d'assouplir le calendrier d'extension des ZFE, face aux protestations de certaines collectivités. Les données de l'Insee pourraient alimenter le débat sur le rythme de déploiement de ces zones, qui visent à protéger la santé des populations exposées à une mauvaise qualité de l'air.

Selon l'Insee, les ZFE ne sont qu'un levier parmi d'autres pour réduire la pollution atmosphérique, aux côtés du développement des transports en commun, du covoiturage ou encore de la rénovation énergétique des bâtiments. Mais leur contribution, désormais chiffrée, confirme qu'elles jouent un rôle non négligeable dans l'amélioration de la qualité de l'air, un enjeu majeur de santé publique.

Les agglomérations qui ont déjà mis en place leur ZFE pourraient s'appuyer sur ces résultats pour justifier leurs choix, tandis que celles qui hésitent encore disposent d'éléments concrets pour évaluer les bénéfices attendus. L'étude de l'Insee constitue ainsi une référence utile pour les décideurs locaux et nationaux, à l'heure où la réglementation sur les ZFE est amenée à évoluer.

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