Un exercice d'envergure a eu lieu ce mercredi 29 avril 2026 à Biot, dans les Alpes-Maritimes. Les sapeurs-pompiers du département se sont entraînés sur un feu de forêt virtuel, en prévision de la campagne officielle de prévention qui débutera à la mi-juillet. L'objectif était de tester leur efficacité et leur coordination face à un sinistre potentiel.
Un dispositif high-tech pour une simulation réaliste
Sur le boulevard de la Source, trois caisses rouges ont été transformées en poste de commandement mobile. À l'intérieur, les officiers supérieurs, venus de tout le département, se sont activés dès 8 h 30 sur un incendie fictif menaçant le quartier de l'Île-Verte. « Nous imaginons être en plein mois de juillet, avec un vent soufflant à 50 km/h », explique le commandant Gilles Leriche, de la compagnie d'Antibes.
L'exercice mobilisait principalement les cadres, sans déploiement massif de personnel sur le terrain. Les 70 engins et 200 pompiers évoqués étaient en grande partie virtuels, l'accent étant mis sur la gestion opérationnelle et la coordination interservices.
Une stratégie affinée pour éviter les méga-feux
Si les Alpes-Maritimes ont été épargnées par les grands incendies ces dernières années, contrairement au Var, cette accalmie n'incite pas au relâchement. « Nous partons du principe qu'il faut s'entraîner deux fois plus : entraînement difficile, guerre facile », souligne Gilles Leriche. Une vigilance d'autant plus nécessaire que Météo-France prévoit un trimestre de mai à juillet plus chaud que la normale.
Le dispositif s'articulait autour de plusieurs cellules clés : le poste de commandement pour le suivi en temps réel, le poste d'anticipation pour l'analyse du comportement des flammes, et le poste interservices, véritable plateforme de collaboration avec la gendarmerie, la police, les élus et la Force 06.
Un bilan sans victime, mais une progression préoccupante
En fin de matinée, le feu fictif avait déjà parcouru 50 hectares, sans faire de victimes. Les pompiers échafaudaient alors une stratégie pour stopper sa progression avant qu'il n'atteigne le vallon. Cet exercice, organisé sous l'égide du Département et de la Préfecture, vise à préparer au mieux la saison estivale, où les risques d'incendie sont accrus.



