Une dizaine de nids d'hirondelles ont été détruits volontairement dans le parking du centre commercial de la Font-neuve à Opio, près de Grasse. La municipalité a déposé plainte après avoir identifié l'auteur grâce aux caméras de vidéosurveillance.
Un acte de malveillance filmé par les caméras
Selon le maire Thierry Occelli, la police municipale a constaté qu'une dizaine de nids gisaient au sol, écrasés et détruits. Les images des caméras montrent un individu en train de casser les nids avec une planche et de les piétiner. « C'est scandaleux, honteux », a déclaré le maire, ajoutant que l'individu a été identifié par reconnaissance faciale et qu'il habiterait un autre département.
La Ville a déposé plainte. Le maire espère que l'auteur devra répondre de ses actes devant le tribunal de Grasse.
Des nichoirs de remplacement et une protection de 25 ans
La commune travaille depuis près de 25 ans avec la Ligue protectrice des oiseaux (LPO) pour préserver les espèces protégées. Des nichoirs vont être installés en remplacement, avec des réceptacles pour recueillir les fientes, afin de limiter les désagréments dans le parking.
« On est très fiers que les hirondelles reviennent chaque année », a souligné Thierry Occelli. Ces oiseaux insectivores sont classés protégés en France métropolitaine, et leur population décroît depuis plusieurs années.
Un délit puni par la loi
La destruction volontaire de nids d'hirondelles est un délit en France, car l'espèce est protégée par l'arrêté ministériel du 29 octobre 2009. Le contrevenant risque une amende pouvant atteindre 150 000 euros et trois ans de prison. L'interdiction est totale toute l'année, même pour les nids vides ou en construction.
En cas de travaux sur un bâtiment abritant des nids, une dérogation de la Dreal est obligatoire. Les témoins de destruction peuvent signaler les faits à l'Office français de la biodiversité, à la police municipale ou à la gendarmerie. Une simple planchette sous le nid peut éviter les fientes sans nuire aux oiseaux.



