Le « Jurassic Park de l’Ain » ne verra pas le jour
Le nouveau maire de Trévoux, Nathanaël Duffit-Ménard, a officialisé l’abandon du parc Dinopedia qui devait accueillir 80 reproductions de dinosaures animés sur 6,5 hectares en bord de Saône. L’arrivée des premiers « dinos » dès mars 2024 avait suscité une levée de boucliers, les défenseurs de la cause environnementale déposant plusieurs recours.
Le changement de maire à la tête de cette charmante ville de 6 800 habitants, située à 40 minutes de Lyon, a été fatal au nouveau parc Dinopedia. Nathanaël Duffit-Ménard, qui a succédé à Marc Péchoux, fervent défenseur du projet, a mis un terme à l’aventure. Avant de s’engager en politique, le nouvel édile de Trévoux était l’avocat des opposants au « Jurassic Park de l’Ain ». La nouvelle a été officialisée ce mercredi 13 mai par la mairie : « La procédure de résiliation de la vente des terrains a été engagée », annonce-t-elle.
À Trévoux, Dinopedia devait accueillir 80 reproductions de dinosaures animés électroniquement sur le site emblématique des Cascades. Dans ce parc de 6,5 hectares de forêts et d’espaces humides, situé en bord de Saône, l’aménagement du site touristique avait nécessité l’abattage d’arbres et l’aménagement de plates-formes en bois. L’arrivée des premiers « dinos » dès mars 2024 avait suscité une levée de boucliers, les défenseurs de la cause environnementale déposant plusieurs recours.
Un an plus tard, ils pensaient avoir perdu la bataille judiciaire lorsque le tribunal administratif de Lyon donnait raison à Philippe Lopez, le porteur du projet, et au maire de l’époque qui espéraient alors une ouverture rapide. Mais ce que n’avait pas prévu Marc Péchoux, c’est sa défaite lors des élections municipales à l’issue d’une campagne largement consacrée au sujet. Le chantier de Dinopedia définitivement stoppé, le nouveau maire de Trévoux veut sécuriser le site des Cascades pour une réouverture partielle au public dès cet été.



