Alors que la Coupe du monde de football bat son plein au Qatar, une polémique enfle autour des déplacements en jet privé du président de la FIFA, Gianni Infantino. Selon des informations révélées par plusieurs médias, ce dernier aurait déjà parcouru plus de 23 000 kilomètres en avion privé depuis le début du tournoi, soit l'équivalent de plus de la moitié du tour de la Terre.
Un bilan carbone désastreux
Ces voyages en jet privé, qui émettent en moyenne 10 à 20 fois plus de CO2 par passager qu'un vol commercial, contrastent avec les discours de la FIFA sur la durabilité et la lutte contre le changement climatique. L'organisation avait pourtant promis que cette Coupe du monde serait neutre en carbone, notamment grâce à des compensations. Mais les critiques estiment que ces déplacements luxueux sapent ces engagements.
Les détails des déplacements
Selon les données de vol consultées, Infantino a notamment effectué des allers-retours entre Doha et Zurich, siège de la FIFA, ainsi que des vols vers d'autres villes hôtes du tournoi. Le total des kilomètres parcourus en jet privé depuis le 20 novembre dépasse les 23 000 km, soit une distance supérieure à celle entre Paris et Sydney.
La défense de la FIFA
Interrogée sur le sujet, la FIFA a justifié ces déplacements par la nécessité de se rendre rapidement dans différents sites pour des réunions et des cérémonies. Un porte-parole a déclaré que le président devait être mobile et que le jet privé était le moyen le plus efficace pour respecter un emploi du temps chargé. Cependant, cette explication n'a pas convaincu les défenseurs de l'environnement.
Réactions indignées
Plusieurs organisations écologistes ont dénoncé ce qu'elles considèrent comme un double discours. Greenpeace a qualifié ces vols de "provocation" et a rappelé que le secteur de l'aviation est l'un des plus polluants. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont également exprimé leur colère, pointant du doigt l'hypocrisie des dirigeants sportifs.
Un précédent pour Infantino
Ce n'est pas la première fois que Gianni Infantino est critiqué pour son utilisation du jet privé. En 2018, lors de la Coupe du monde en Russie, il avait déjà été épinglé pour des vols similaires. Malgré les promesses de réduction de l'empreinte carbone, le président de la FIFA semble donc persister dans cette habitude controversée.
Alors que la question climatique est au cœur des préoccupations mondiales, cette affaire relance le débat sur la responsabilité des grandes organisations sportives. La FIFA, qui génère des milliards de dollars de revenus, pourrait-elle montrer l'exemple en adoptant des modes de transport plus respectueux de l'environnement ? Pour l'instant, les actes d'Infantino semblent dire le contraire.



