Canicule : 80 départements en vigilance orange, coût estimé à 15 milliards
Canicule : 80 départements en orange, coût 15 milliards

Ce jeudi 13 août, 80 départements français sont placés en vigilance orange canicule, un niveau maintenu jusqu'à vendredi inclus. Selon Météo-France, cet épisode caniculaire « atteint son pic pour les journées de jeudi et vendredi ». Le gouvernement chiffre à « de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros » le coût des vagues de chaleur successives de l'été.

Une vigilance orange étendue sur la quasi-totalité du territoire

À l'exception d'une partie du nord-est, de trois départements pyrénéens, de la Lozère et de la Haute-Loire, placés en jaune, tout le reste de la France est concerné par l'alerte orange. Ce niveau de vigilance implique une journée de très fortes chaleurs, avec des températures maximales dépassant largement les normales saisonnières.

Dans son bulletin publié tôt jeudi matin, Météo-France a signalé une « nuit très chaude ». Vers 05h00, les températures relevées étaient de 27,5°C à Nice, 24,5°C à Sète, 23,5°C à Limoges et 23°C à Rennes. Ces valeurs nocturnes élevées ne permettent pas de récupérer de la chaleur diurne, aggravant les risques sanitaires.

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Des températures maximales entre 38 et 40°C attendues

« Hormis sur une fine bordure côtière et en altitude, les températures maximales seront supérieures à 35 degrés », prévient l'organisme météorologique. Les plus fortes chaleurs sont attendues du Centre-Val de Loire à la Nouvelle-Aquitaine, où les maximales atteindront « entre 38 et 40°C, voire un peu plus en pointe ». En Île-de-France, le thermomètre devrait frôler les 38°C.

À Montpellier, la température pourrait monter jusqu'à 34°C, avec des risques d'orages notés par les météorologues. Pour vendredi, le prévisionniste indique que les températures caniculaires « se décaleront progressivement un peu plus vers l'est », tandis que le Nord-Ouest amorcera une baisse progressive, « surtout sensible et conséquente durant le week-end ».

Un coût estimé entre 10 et 15 milliards d'euros

La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a réuni mercredi le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH). Selon elle, les canicules à répétition cet été pourraient coûter « de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros ». Ce chiffre inclut les impacts sur la santé, l'agriculture, les infrastructures et l'énergie.

Il s'agit de la troisième vague de chaleur de l'été, après celle exceptionnellement intense de fin juin et celle du 4 au 19 juillet, parmi les plus longues jamais enregistrées. Un épisode caniculaire précoce avait également eu lieu fin mai. Dans le contexte du réchauffement climatique lié aux activités humaines, ces périodes de fortes chaleurs sont plus fréquentes, intenses et étendues sur l'année.

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