Le sénateur du Gard Laurent Burgoa vent debout contre le nouveau quota de maquereaux
Le quota de pêche au maquereau devrait évoluer, suscitant une vive réaction du sénateur du Gard, Laurent Burgoa. Ce dernier voit dans l'annonce de la ministre de la mer et de la pêche, Catherine Chabaud, une pénalisation injuste de la pêche de loisirs, un combat quotidien qui prend une importance inattendue dans le débat public.
Une contestation collective par courrier
Le sénateur Laurent Burgoa a cosigné avec plusieurs de ses homologues un courrier adressé à la ministre Catherine Chabaud pour contester fermement l'instauration d'un nouveau quota limitant la pêche au maquereau à seulement 5 poissons par jour et par pêcheur. Bien qu'il ne remette pas en cause la nécessité de lutter contre l'effondrement des stocks de maquereaux, Burgoa exprime un profond regret.
Il estime que cette mesure s'attaque aux pêcheurs récréatifs alors qu'il serait primordial de cibler d'abord la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Selon lui, cette activité destructrice est sans commune mesure avec celle des pêcheurs de loisirs, qui pratiquent souvent de manière responsable et durable.
La défense de la pêche récréative familiale
La pêche récréative, qu'elle soit effectuée en bateau ou à pied depuis une plage ou une digue, est principalement destinée à une consommation familiale. Elle inclut fréquemment des pratiques comme le pêcher-relâcher, visant à préserver les ressources. Burgoa souligne que cette limitation s'ajoute à d'autres contraintes, telles que l'application européenne RecFishing, qui rend obligatoire la déclaration de pêche de loisir en Méditerranée pour les personnes de plus de 16 ans et impose une déclaration journalière pour les captures d'espèces sensibles.
Il défend ainsi l'idée que les pêcheurs plaisanciers méritent une considération plus équitable dans les politiques de gestion des ressources marines.
Une demande de révision du quota
Face à cette situation, le sénateur demande à la ministre de reconsidérer sa position et de permettre aux pêcheurs de loisir de pouvoir pêcher jusqu'à 10 maquereaux par personne et par jour. Cette requête vise à trouver un équilibre entre la préservation des stocks et le maintien d'une activité récréative ancrée dans les traditions locales, notamment dans le Gard où la pêche côtière est une pratique populaire.
Ce débat met en lumière les tensions entre les impératifs environnementaux et les réalités socio-économiques des communautés littorales, appelant à une approche plus nuancée dans la gestion des pêches.



