Le joli mois de mai se fait attendre. Après un début de printemps doux et ensoleillé, ces derniers jours ont marqué un net coup d'arrêt, avec un temps instable et sensiblement plus frais que la normale. Une « goutte froide » installée sur la France va continuer de perturber le temps jusqu'au week-end du 8 mai. Pluies, orages et températures en baisse : les ponts de mai risquent surtout de se passer… à l'abri.
Averses et orages
Selon Météo-France, la semaine à venir s'annonce perturbée, dominée par les nuages, les averses et les orages. Ce lundi, les pluies concernent déjà de nombreuses régions, dont le Sud-Ouest, et se généraliseront mardi, avec une activité orageuse en extension. Les orages, d'abord présents du centre aux Pyrénées, gagneront progressivement la majorité du territoire au fil de la journée, ne laissant que quelques zones en marge. Les températures, elles aussi, accusent le coup. Les maximales peinent à dépasser les 15 à 20 °C du nord au sud, soit des valeurs inférieures aux normales de saison pour début mai, jusqu'à 5 °C par endroits.
Une « goutte froide » en cause ?
À l'origine de cette météo maussade : une « goutte froide », poche d'air froid située en altitude, qui favorise l'instabilité atmosphérique et la formation d'averses et d'orages parfois soutenus, notamment sur la moitié sud du pays. La Chaîne Météo confirme que ce système sera capable de « faire remonter un flux de sud-ouest propice au déclenchement de pluies et d'orages », en particulier en début de semaine. Outre les intempéries, le phénomène de goutte froide est également associé à une baisse générale des températures, l'air froid en altitude limitant le réchauffement de l'air en journée.
Le Sud-Ouest particulièrement exposé
La Nouvelle-Aquitaine figure parmi les régions les plus concernées par cette instabilité. Dès ce lundi, les pluies orageuses y sont marquées, notamment entre les Landes, le Pays basque et l'arrière-pays aquitain. Si quelques améliorations ponctuelles sont possibles, notamment mercredi, elles resteront fragiles et temporaires. L'instabilité devrait ainsi perdurer jusqu'au week-end du 8 mai, avec de nouveaux épisodes pluvio-orageux. Les tendances à plus long terme laissent entrevoir une accalmie progressive à partir de la semaine prochaine, avec un possible retour de conditions plus anticycloniques par l'ouest, mais la fiabilité de ces prévisions reste limitée.
Pourquoi c'est une bonne nouvelle ?
Si les ponts de mai sont généralement plus agréables sous le soleil, ce retour de la fraîcheur et de l'humidité est une respiration bienvenue pour les sols et les écosystèmes, après plusieurs semaines sèches et anormalement douces. Les précipitations régulières permettront de recharger un peu les réserves en eau des sols, ce qui est crucial au printemps, alors que les plantes sont en pleine croissance et ce qui conditionne la résistance des cultures et des forêts aux éventuels épisodes de sécheresse ou fortes chaleurs cet été. Ces épisodes humides contribuent également à soutenir la biodiversité, en particulier les micro-organismes du sol et les insectes, très dépendants de conditions ni trop sèches ni trop chaudes au printemps.



