Un élu local au cœur d'un réseau sectaire
Le parquet de Toulon a annoncé, lundi, la mise en examen d'un maire des Côtes-d'Armor âgé d'une vingtaine d'années. Il est soupçonné d'avoir dirigé un groupe sectaire via un réseau social, depuis le sud de la France. L'élu, récemment élu dans une petite commune, a été interpellé jeudi dernier et placé en détention provisoire.
Des victimes présumées identifiées
Selon les enquêteurs, au moins six jeunes femmes seraient victimes de ses agissements entre 2017 et 2026. Une étudiante de 21 ans avait porté plainte en 2022 dans la Mayenne, dénonçant des menaces de mort si elle quittait le groupe de discussion. Ce groupe, présenté comme une communauté pour personnes à haut potentiel intellectuel, était en réalité une organisation hiérarchisée exigeant une dévotion totale envers le suspect, considéré comme "l'absolu" et "le divin".
Des faits graves et variés
Outre l'emprise psychologique, le maire est accusé d'avoir soutiré de l'argent à ses victimes, jusqu'à plusieurs milliers d'euros pour l'une d'elles. Il est également mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur une plaignante, entre 2022 et 2025, alors qu'elle était âgée de 17 à 20 ans. Les charges incluent aussi des menaces de mort et du chantage.
Enquête en cours
Le suspect devra répondre de ses actes devant la justice. L'enquête se poursuit sous l'autorité d'un magistrat instructeur pour déterminer l'ampleur exacte de ce réseau sectaire et identifier d'éventuelles autres victimes.



