Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé lundi sur sa plateforme Truth Social qu'à partir du 1er janvier 2027, « toutes les voitures, les camions, grands et petits, les pièces détachées automobiles et l'acier verront leurs taxes augmentées à 50 % ». Cette déclaration marque une escalade dans les tensions commerciales entre Washington et Ottawa, alors que le Canada est l'un des pays les plus ciblés par les droits de douane américains depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche.
Des surtaxes déjà en place sur ces produits
Les produits concernés sont d'ores et déjà soumis à des surtaxes sectorielles instaurées durant les premiers mois du mandat du président américain l'an dernier. Les automobiles sont actuellement taxées jusqu'à 25 %, tandis que l'acier l'est jusqu'à 50 %, avec certaines exceptions liées à l'accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).
Le Canada est le premier exportateur d'acier vers les États-Unis, avec plus de 4,5 millions de tonnes vendues en 2025, en baisse de 31 % par rapport à l'année précédente, selon les données de l'Institut américain du fer et de l'acier. Cette nouvelle annonce de Donald Trump intervient après l'échec, vendredi soir, des négociations entre Washington et Ottawa pour éviter une série de droits de douane supplémentaires touchant 20 milliards de dollars de produits canadiens.
Des représailles canadiennes annoncées
Ces droits de douane supplémentaires sont entrés en vigueur samedi à 00h01 (04h01 GMT), entraînant des mesures de représailles de la part du gouvernement canadien, avec des surtaxes prévues à compter du 8 septembre. La réponse canadienne devrait s'appliquer aux produits électroniques, aux équipements agricoles, à l'électroménager et à l'acier.
Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a assuré dès samedi qu'il imposerait des droits de douane « au dollar près » en réponse à ces nouvelles surtaxes, pointant du doigt des demandes de dernière minute de la part de Washington. Cette nouvelle escalade commerciale intervient alors que le Canada est, depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, parmi les pays les plus ciblés par les droits de douane américains.



