Donald Trump a perdu un combat contre un parc éolien au large d'Aberdeen, en Écosse, dans les années 2000 et 2010. Ce revers, face à 11 éoliennes installées près de son parcours de golf Trump International Golf Links, a durablement nourri son aversion pour les énergies renouvelables. Aujourd'hui, le président des États-Unis mène une guerre ouverte contre ces filières, avec l'éolien et le solaire en première ligne.
Un échec personnel devenu obsession politique
Le milliardaire avait tout tenté pour empêcher la construction de ces turbines, visibles depuis son 18 trous. Son hostilité, décrite comme tenace et viscérale, n'a pas fléchi face aux décisions des autorités écossaises. Cet épisode a marqué un tournant dans sa perception des énergies vertes, qu'il associe désormais à une menace pour ses intérêts et pour la domination énergétique américaine.
Depuis son retour au pouvoir, cette animosité s'est traduite en actions concrètes. L'administration Trump cherche à saboter les filières renouvelables par tous les moyens, en privilégiant les énergies fossiles et le nucléaire. Selon son raisonnement, la domination énergétique des États-Unis ne peut passer que par ces sources traditionnelles.
Une guerre contre l'éolien et le solaire
Les mesures prises visent notamment à freiner les projets éoliens offshore et les installations solaires. Les procédures réglementaires ont été durcies, les subventions réduites et les permis de construire raréfiés. Les entreprises du secteur subissent de plein fouet ces décisions, qui ralentissent les investissements et les mises en service.
Cette stratégie s'inscrit dans une volonté affichée de revenir à une énergie « dominante » basée sur le pétrole, le gaz et le charbon. Le nucléaire est également présenté comme une solution d'avenir, au détriment des alternatives vertes. Les effets se font sentir dans les États américains où l'éolien était en plein essor, comme au Texas ou en Iowa.
Un impact concret sur la transition énergétique
Les conséquences de cette politique sont déjà mesurables : des milliers d'emplois menacés dans les filières vertes, des projets annulés ou reportés, et une incertitude croissante pour les investisseurs. Les associations environnementales dénoncent une régression, tandis que les industriels du fossile se félicitent de ces orientations.
Le conflit écossais reste un symbole de cette bataille. Pour Trump, chaque éolienne visible depuis son golf est une défaite personnelle. Son acharnement actuel contre les renouvelables s'explique en partie par cette rancune historique, qui influence désormais la politique énergétique de la première puissance mondiale.



