Les flottes d'entreprises dopent les ventes de voitures électriques en 2025
Depuis le début de l'année 2025, les ventes de voitures électriques neuves au sein des sociétés, des administrations et des loueurs longue durée ont connu une hausse spectaculaire de 47% par rapport à la même période en 2024. Selon le spécialiste des données automobiles AAA Data, leur part de marché atteint désormais 25%, soit trois points de plus que sur l'ensemble du marché, qui inclut les particuliers, les flottes et les professionnels.
Une accélération portée par la réglementation
Marie-Laure Nivot, responsable intelligence marchés chez AAA Data, constate : « Ce sont désormais les flottes qui tirent les immatriculations des véhicules électriques, avec des effets majeurs attendus d'ici à trois ans sur le marché de l'occasion. » Cette accélération de l'électrique en entreprise est une conséquence directe de la pression réglementaire et fiscale. La loi d'orientation des mobilités oblige les entreprises à verdir leur flotte avec des modèles à émissions faibles ou nulles. De plus, la taxe sur les émissions de CO2 et la réforme sur les avantages en nature pour les voitures de fonction pénalisent les modèles thermiques ou hybrides, tout en avantageant les électriques.
Les modèles phares et les défis des utilitaires
Les trois modèles zéro émission les plus vendus aux sociétés sont le Renault Scenic E-Tech, la Tesla Model Y et la Renault 5. En revanche, les véhicules utilitaires restent très diésélisés, avec seulement 10% des immatriculations en électrique.
La domination des hybrides dans les flottes
Dans les flottes d'entreprises, les motorisations hybrides, qu'elles soient autorechargeables ou rechargeables, restent les plus répandues avec 53% des immatriculations. Les micro-hybrides progressent le plus avec une hausse de 35% des ventes, dominées par Peugeot avec ses modèles 2008, 308 et 3008. Les hybrides simples gagnent 6%, avec en tête deux modèles Renault (Clio et Symbioz) et la Toyota Yaris Cross.
Le déclin des hybrides rechargeables et des motorisations traditionnelles
Quant aux hybrides rechargeables, dominés par les Volkswagen Tiguan, Cupra Formentor et BMW X3, ils décrochent de 39%, un signe de déclin pour cette technologie malgré les progrès sur les autonomies électriques. La situation est encore plus difficile pour l'essence et le diesel, qui s'effondrent tous deux de 44%, avec respectivement 17% et 8% du mix énergétique en entreprise.
Les particuliers bénéficient d'aides substantielles
Sur un marché BtoB en baisse de 10% depuis le début de cette année, contre une moyenne nationale de -6,6%, les entreprises ne jouent plus leur rôle de locomotive comme par le passé. Elles ne bénéficient plus d'aides à l'achat, contrairement aux particuliers qui ont toujours droit à un bonus écologique sur les modèles électriques via les certificats d'économie d'énergie. Ils peuvent aussi bénéficier d'une prime supplémentaire de 1 000 euros si le véhicule est assemblé dans l'Union européenne et équipé d'une batterie fabriquée en Europe.
L'impact du leasing social
Le leasing social, lancé le 30 septembre, a gonflé les ventes des petits modèles électriques. Ce dispositif, doté d'une enveloppe de 369 millions d'euros, permet à 50 000 foyers aux revenus modestes de profiter de loyers oscillant entre 100 et 200 euros par mois, selon le modèle, hors prestations optionnelles comme l'entretien ou l'assurance.
Une offre électrique diversifiée
Pas moins de 32 modèles 100% électriques sont proposés sur le marché. La plupart sont des citadines comme les Fiat Grande Panda, Citroën ë-C3, Peugeot E-2008, Renault 5 ou Hyundai Inster. On trouve aussi des SUV compacts tels que les Skoda Elroq, Ford Puma et Opel Frontera, ainsi que des références premium comme l'Alfa Romeo Junior et la Cupra Born.



