À l'occasion des 40 ans de la catastrophe de Tchernobyl, les militants girondins ont organisé une action symbolique sur les quais de Bordeaux ce dimanche 26 avril pour réclamer la fermeture de la centrale de Blaye. Vous êtes favorable au nucléaire ? Oui ? Alors, l'association Tchernoblaye avait une proposition pour vous ce dimanche 26 avril devant le miroir d'eau, sur les quais de Bordeaux : signer une lettre d'« engagement de liquidateur en cas d'incident nucléaire ». Elle donnait droit à faire partie des premières 800 000 personnes qui interviendront en cas de catastrophe nucléaire et à « mourir très vite dans d'atroces souffrances »…
L'humour comme outil de sensibilisation
L'humour était l'un des moyens choisis par l'association girondine pour « fêter » les 40 ans tout pile de la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl dans l'ancienne URSS. Les militants ont déployé banderoles et distribué des tracts aux passants en ce dimanche chaud et ensoleillé.
Des arguments affûtés
Les arguments de ces militants de longue date, depuis une cinquantaine d'années pour certains, étaient affûtés. Ils rappelaient que la catastrophe, à Tchernobyl, est toujours en cours, une récente inspection ayant décelé des failles dans le sarcophage de béton construit autour de la centrale. Sans parler des menaces qui pèsent chaque jour sur la sécurité de l'endroit, dans l'Ukraine en guerre.
Éloge de la sobriété
L'association, née quelques jours seulement avant la tempête de décembre 1999 qui avait fait planer un risque de submersion de la centrale de Blaye, continue d'avertir sur le risque sur le site girondin : « Selon les prévisions du Giec [Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat, NDLR], elle pourrait être sous les eaux dans 100 ans, alors qu'on ne sait toujours pas démanteler les réacteurs », souligne Patrick Destruhaut, l'un des militants de Tchernoblaye.
L'association prône la fermeture de la centrale de Blaye et s'oppose à la construction d'EPR2 en remplacement. Les militants battent en brèche l'argument de l'indépendance énergétique par l'absence de l'indispensable uranium en France. Autre manifestante présente ce dimanche, Mimosa prône la sobriété énergétique pour se passer du nucléaire. « Il faut se poser la question : a-t-on vraiment besoin de toute cette énergie ? Et se baser sur les énergies renouvelables, pas sans problématique, mais moins mauvaises. »



