Monique Barbut, la ministre lanceuse d'alerte qui secoue le gouvernement
Monique Barbut, la ministre lanceuse d'alerte

Monique Barbut, ministre de l'Environnement, s'impose par un style franc et des menaces de démission, secouant le gouvernement. Petite femme pétillante, elle ne se laisse pas dicter ses interventions médiatiques. En juin, elle annonce une seconde vague de chaleur malgré le rétropédalage de la porte-parole Maud Bregeon, qui prône la prudence. Barbut avait raison : la vague arrive après quelques jours de répit.

Un style direct et des menaces de démission

Barbut n'aime pas parler de ce qu'elle ne connaît pas. Lors d'un déjeuner de presse en janvier, elle se cantonne aux questions environnementales. Le 9 juillet, elle annule un point presse sur le changement climatique, jugeant la salle trop vide. Elle vient du milieu des ONG et de l'ONU, où elle a été secrétaire exécutive de la Convention contre la désertification. En 2018, elle rejoint WWF France, en devient présidente, puis est envoyée spéciale pour le One Planet Summit.

Le fonds vert porté à un milliard d'euros

Dans un entretien à La Tribune Dimanche, Barbut annonce que le fonds vert sera porté à un milliard d'euros en 2027. L'écologie bénéficiera de la deuxième plus forte hausse budgétaire, derrière les Armées, avec 1,5 milliard d'euros supplémentaires. Elle utilise la menace de démission, un levier puissant auprès d'un Président traumatisé par le départ de Nicolas Hulot en 2018.

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Affrontement sur les hydrocarbures en Guyane

En janvier, sa collègue Naïma Moutchou (Outre-mer) veut autoriser l'exploration d'hydrocarbures en Guyane. Barbut la reçoit, la discussion tourne à l'affrontement, et elle menace de claquer la porte. Finalement, Sébastien Lecornu fait marche arrière. Récemment, elle menace à nouveau de démissionner si le gouvernement maintient des mesures sur les retenues d'eau et l'acétamipride dans le projet de loi sur l'urgence agricole. En commission mixte paritaire, les élus macronistes s'abstiennent, ne retirant pas les mesures contestées. Le texte soumis ce soir à l'Assemblée nationale pourrait être rejeté, offrant à Barbut l'occasion de déchirer une énième lettre de démission.

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