Le ministre délégué à la Transition écologique en visite à Marineland
Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique, se rend ce matin sur le site de Marineland à Antibes, où l'état des bassins est alarmant. Il plaide désormais pour un transfert rapide des deux dernières orques, Wikie et Keijo, ainsi que des douze dauphins, vers le delphinarium Loro Parque à Tenerife, renonçant au projet de sanctuaire canadien jugé trop lent.
Une urgence vitale selon le ministre
« Je refuse de condamner ces orques à une mort certaine », déclare Mathieu Lefèvre dans un entretien exclusif. Il souligne que l'état délabré des bassins représente un risque d'effondrement potentiel, ce qui pourrait entraîner l'euthanasie des animaux. Toutes les autorisations administratives sont désormais en place, et il appartient à Marineland et aux parcs espagnols de finaliser l'accord pour un transfert dans les semaines à venir.
Les raisons du changement de cap
En avril 2025, les autorités scientifiques espagnoles s'étaient opposées au transfert, estimant les conditions d'accueil inadaptées. Mais depuis, le statut administratif des orques a été régularisé dans la catégorie « nés et élevés en captivité », et le ministre assure que toutes les conditions de bien-être animal seront réunies. « Il n'y a pas de solution idéale, mais une solution pragmatique et opérationnelle qui peut sauver la vie des animaux », insiste-t-il.
Les options de sanctuaires en Grèce, en Italie ou au Canada ont été abandonnées faute de places disponibles ou de progrès suffisants. Un sanctuaire sur le site même de Marineland nécessiterait 18 à 24 mois de travaux, un délai trop long compte tenu de l'urgence.
Respect de la loi sur la maltraitance animale
Le ministre précise que le transfert ne signifie pas la poursuite des spectacles : « Nous ne souhaitons pas que les orques et les dauphins fassent des spectacles – c'est interdit par la loi française. » Cette condition sera inscrite dans le protocole d'accord entre les parcs.
Le projet de centre de sauvegarde à Beauval
Concernant le centre de sauvegarde pour dauphins au ZooParc de Beauval, le permis a été délivré et le calendrier devrait être tenu. L'État soutient fortement ce projet respectueux de la loi et du bien-être animal.
Une question de rapport au vivant
Pour Mathieu Lefèvre, le cas Marineland dépasse le simple transfert : « C'est la question de notre rapport au vivant, de notre capacité à assurer une transition réussie pour les animaux en captivité. » Il appelle à agir sans attendre, estimant que chaque jour compte pour éviter une tragédie.



