Le retour du festival Mars Attac avec une programmation engagée
L'association Attac Côte Sud propose une nouvelle édition de son festival de cinéma engagé, intitulé Mars Attac, après une interruption due à la pandémie. Cinq projections exceptionnelles, suivies de débats avec des intervenants de choix, sont programmées dès le lundi 2 mars au cinéma Le Grand Club de Dax.
« Le cinéma est un regard porté sur le monde tel qu'il est et tel qu'il va. Capable de porter témoignage, d'analyser, de donner à comprendre à travers le documentaire ou par le détour de la fiction, il permet au spectateur d'être moins innocent du monde, plus responsable et plus sensible à la réalité des autres », expliquent les organisateurs.
Une reprise après la pandémie
Bob Holland, membre du bureau de l'association, précise : « C'est la première fois que nous organisons le festival Mars Attac depuis la pandémie, la dernière édition remonte à 2019. Nous avons, ces deux dernières années, organisé régulièrement des projections-débats. Là, nous repartons sur un cycle de cinq films projetés dans le mois ».
La commission cinéma du comité local, composée de quatre membres, sélectionne des films récents dont les thématiques correspondent aux campagnes et mobilisations d'Attac. « Ce qui est le plus important, c'est d'avoir des intervenants de qualité pour le débat organisé à la fin de la projection. Le but, c'est qu'il y ait des échanges avec la salle », ajoutent-ils.
Programmation éclectique et débats animés
Le festival débute le 2 mars avec « Le Vivant qui se défend », un documentaire de Vincent Versaz sur l'éco-anxiété, suivi d'un débat animé par Christian Berdot des Amis de la Terre 40.
Le 5 mars, projection de « Soulèvements » de Thomas Lacoste, avec Jean-Pierre Garbisu et Natalie Reva du mouvement « Écureuil ».
Le 12 mars, docu-fiction « La Voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania, primé à Venise, avec Yves Goaër, ex-président de l'Association France-Palestine de Pau.
Le 19 mars, « Une Histoire populaire des États-Unis » d'Olivier Azam et Daniel Mermet, basé sur l'œuvre d'Howard Zinn, avec Frédérique Ballion, professeure de sciences politiques de Bordeaux.
Clôture le 26 mars avec « Tout va bien » de Thomas Ellis sur les mineurs isolés à Marseille.
Un public diversifié recherché
Bob Holland insiste sur l'importance de la diversité du public : « Nous voulons vraiment qu'il n'y ait pas dans la salle que des gens sensibilisés au sujet du film, même si c'est parfois le risque. Lors des débats, certains spectateurs sont en désaccord avec les propos du film, c'est l'intérêt de cet échange ».
Les séances débutent à 19 heures pour permettre des échanges prolongés, souvent suivis d'un verre de l'amitié. L'entrée est fixée à 6,50 € (5,50 € pour les moins de 16 ans).



