Philippe Dessertine dévoile sa vision écologique pour Bordeaux, axée sur l'innovation technologique
Dessertine : une politique écologique innovante pour Bordeaux

Une vision pragmatique pour une transformation environnementale

Philippe Dessertine, candidat aux élections municipales, expose sa vision d'une « nouvelle » politique environnementale pour Bordeaux, en misant résolument sur « les technologies innovantes au service de la transition écologique ». Sous le soleil de Darwin, il affirme avec conviction : « L'esprit d'ici résume tout : la logique économique et le développement durable sont parfaitement compatibles. »

Signature de la Charte pour une mobilité décarbonée

Ce lundi 2 mars, le candidat dit « citoyen » – il rejette les étiquettes « libéral », « centre-droit » ou proche d'une ligne macroniste – a signé à son tour la Charte pour une mobilité décarbonée, portée par le professeur François Gemenne, expert climatique et coauteur du sixième rapport du Giec. Cette démarche s'inscrit dans sa vision « pragmatique » du « grand défi du dérèglement », où Bordeaux pourrait devenir « la capitale » d'une transformation environnementale « créatrice de valeur » pour les entreprises.

Des exemples concrets d'innovation

Philippe Dessertine, souvent présenté comme le « troisième homme » dans les sondages, cite des exemples concrets pour illustrer sa pensée. Il mentionne une start-up qui expérimente l'utilisation des propriétés naturelles des plantes pour dépolluer les sols, et une autre, spécialisée dans la détection fine des fuites d'eau, promettant de réduire un « gaspillage équivalent à 10 millions de mètres cubes par an ». Pour le réemploi des eaux usées traitées ou l'adaptation de la ville à la « montée des eaux », il mise également sur des technologies innovantes.

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Le rôle du maire, selon lui, est d'être le chef d'orchestre de cette dynamique vertueuse : « On pilote, on teste, et si on garde, on déploie. »

Finance et investissements au service de l'écologie

Philippe Dessertine défend l'idée d'une finance qui œuvre pour la Ville, avec une « croissance verte » qui « répond aux enjeux ». Économiste de formation, il explique : « C'est quelque chose que je connais bien », en évoquant ses expériences des COP en tant que président du Comité 21, un réseau national d'acteurs pour le développement durable.

Un cadre pour les investisseurs engagés

« Partout, des gens engagés dans la transition environnementale veulent investir. Il faut juste qu'on leur offre le cadre global et cohérent », insiste-t-il. La Ville doit, selon lui, définir une stratégie claire, chercher des projets et attirer des entreprises partenaires, en étant « le pilote de l'intérêt général ».

Il parle d'investissements à « impact », de fonds de garanties non spéculatifs, « sans risques pour le public », et souligne : « C'est ce qui fera la différence : on rentre dans le dur, dans l'hiver des finances publiques, il faut sortir de la logique des fonds publics, sans abdiquer la moindre ambition. C'est un changement énorme. »

Inspirations internationales et propositions concrètes

Pour attirer les entreprises, Philippe Dessertine propose une aide à la localisation – avec priorité aux critères d'impact –, la création de « hubs » ou d'un pôle d'excellence pour concilier financement, recherche et incubation. Il avance également des idées autour de la végétalisation, de nouveaux îlots de fraîcheur, et une augmentation de la faune et la flore.

Économies d'énergie et mobilités durables

Les économies d'énergie et la rénovation thermique des bâtiments font partie de son programme, avec un objectif clair : « aucune école ne doit fermer pour cause de canicule ». S'inspirant de Copenhague, il déroule son plan pour les mobilités, incluant un réseau cyclable renforcé, une plateforme multimodale de marchandises, des livraisons électriques et un tram optimisé.

Vers une ville zéro déchet

Inspiré par San Francisco, Philippe Dessertine ambitionne de faire de Bordeaux « la ville zéro déchet » d'ici 2040, complétée par une vaste « brigade ville propre » à la « très forte » réactivité. Cette approche globale vise à concilier innovation, attractivité économique et respect de l'environnement, positionnant Bordeaux comme un laboratoire de la transition écologique.

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